La Mairie de Marseille a décidé de prendre des mesures drastiques depuis l’effondrement de deux immeubles en plein centre-ville le 5 décembre dernier. Près de cent arrêtés de péril grave ont été pris dans la ville depuis cette date, soit autant que les deux années précédentes. 

Des mesures drastiques pour la sûreté des logements

Vivement critiqué après l’effondrement de deux immeubles de la rue Aubagne, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, élu depuis 1995 et accusé de laxisme sur la question de l’état de délabrement des logements, a pris des mesures drastiques pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Les équipes de la mairie se sont donc lancées dans la traque des logements menaçant de s’effondrer ou dans un état de délabrement avancé.

Depuis l’événement, près de 200 immeubles ont été évacués afin d’effectuer certaines vérifications. Environ 1600 personnes ont dû être relogées temporairement en attendant d’en savoir plus. Depuis, une centaine d’immeubles ont obtenu le statut de logements en péril « grave et imminent ». Ce chiffre dépasse tous ceux des années précédentes et est équivalent aux chiffres de 2016 et 2017 réunis.

Les conséquences pour les habitants

En attendant la réalisation de travaux, les locataires ont été relogés temporairement. En cas de péril grave et imminent, les propriétaires disposent d’un délai de deux mois pour réaliser des travaux de réhabilitation. S’ils ne sont pas dans les délais, c’est la mairie qui se charge des travaux et envoie la facture aux propriétaires.

Plusieurs immeubles ont aussi été placés en situation de péril simple. Dans ce cas, les propriétaires n’ont qu’à faire quelques travaux légers de réhabilitation et disposent d’un délai plus long pour les réaliser : de 6 à 8 mois.

Les locataires doivent nécessairement être relogés par le propriétaire dans des conditions similaires au logement qu’ils habitaient avant la mise en place de l’arrêté de péril. Si ce sont les parties communes qui sont concernées, c’est alors au syndic de trouver une solution. Les locataires ont la possibilité d’arrêter de payer leur loyer (ou les charges si l’arrêté concerne les parties communes) dès le premier jour de l’envoi de la notification.

Depuis le drame arrivé le 5 novembre, la mairie a précisé que des doutes avaient été levés pour 50 immeubles et que 318 personnes avaient pu réintégrer leur logement dans des délais très brefs. La mairie a également précisé que 79 personnes ont pu signer des baux pour un relogement temporaire ou définitif.