Si, à Marseille, le bus et le tramway offrent un service relativement convenable aux personnes à mobilité réduite, il n’en est pas de même pour le métro, qui a vu le jour en 1977. Les plans de la grande majorité des stations du réseau n’ont en effet pas été conçus pour accommoder ces usagers.

L’Association des paralysés de France et plusieurs autres associations de défense des handicapés considèrent que les actions entreprises et les mises en application des lois pour donner un meilleur accès au transport en commun à ces personnes n’ont pas donné les résultats attendus jusqu’à maintenant. Les quatre seules stations dont la conception a été pensée en fonction des personnes à mobilité réduite sont Saint-Barnabé, la Blancarde, Louis-Armand et la Fourragère, ouvertes en 2010. Mais des gestes concrets commencent à être posés…

Mentionnons d’abord que des travaux sont présentement en cours à Sainte-Marguerite-Dromel. En ce qui a trait aux stations Castellane, Vieux-Port, La Rose, La Timone, Rond-Point du Prado et Jules Guesde, les procédures de maîtrise d’œuvre vont bon train. La station Saint-Charles, quant à elle, fait l’objet de travaux spécifiques évalués à 28 millions d’euros, comprenant la gare SNCF et le pôle d’échanges.

D’autre part, dans le cadre d’une réunion du Conseil métropolitain tenue le 13 décembre dernier, des études exhaustives, pour un montant de 13 millions, ont été votées afin de compléter l’équipement des stations du réseau. En vue de régulariser la situation « pour rendre une accessibilité physique et sensorielle », comme l’indique le rapport, aux personnes à mobilité réduite, La Métropole Aix-Marseille Provence prévoit débourser pas moins de 130 millions d’euros.

Signalons enfin que l’ensemble des wagons des deux lignes du métro est en processus de rénovation complète, incluant l’automatisation de son mode de fonctionnement. Si aucun obstacle ne vient contrecarrer les plans de la Métropole, l’intégralité des rames devrait être livrée pour 2025.