Dans la Métropole Aix-Marseille-Provence, les populations doivent faire face à des seuils de pollution beaucoup trop élevés qui provoquent, d’après l’Agence Régionale de Santé, 4 500 décès par an ! Il s’agit notamment des quartiers du centre de Marseille ou du sud-ouest d’Aix-en-Provence, là où près de 230 000 personnes seraient en danger. Des procédures sont d’ailleurs engagées contre la France parce que les seuils ne sont pas respectés et que les mesures prises sont insuffisantes. Pour y répondre, la Métropole a décidé d’agir.

Une Zone à Faibles Émissions (ZFE) pour lutter

Pour lutter efficacement contre la pollution, la région prévoit de mettre en place une ZFE dans les deux années à venir. C’est un plan national destiné à réduire ses effets en instaurant des mesures telles que la diminution du nombre de véhicules très polluants et limiter ainsi les risques sur la santé de la population.

Une étude du conseil métropolitain pour comprendre

Après la signature d’un accord entre l’État et la Métropole en octobre dernier, le conseil de la Métropole a récemment décidé de réaliser une étude dès janvier 2019, qui s’échelonnera sur deux ans. L’état finance son coût de 200 000 euros à hauteur de 70 %. Deux objectifs sont visés. D’une part, l’étude doit déterminer qui est concerné par les seuils de pollution trop élevés, quels sont les polluants et quelle est la part des véhicules mis en cause par les limitations. D’autre part, elle doit permettre d’analyser les conséquences sociologiques d’une ZFE et déterminer ainsi les moyens d’en réduire les conséquences sur les personnes les plus désavantagées qui s’avèrent être aussi les populations les plus exposées aux dangers de la pollution.

Avant de mettre en place cette ZFE de façon effective, des discussions sont en cours jusqu’au 5 février prochain, afin d’améliorer la situation des lieux publics à Marseille. Il s’agirait de créer de nouvelles zones piétonnes ou des pistes cyclables. Enfin un air plus sain !