Six saisons, dont l’une s’est terminée prématurément, ont dû s’écouler avant que Marseille ne reprenne la Ligue des champions.

Le vainqueur de la Coupe d’Europe de la saison 1992-1993 a confirmé son objectif pour la saison avec la fermeture de la Ligue 1, le PSG étant imbattable au sommet et dans tous les aspects de la Ligue 1, le second connaît bien le Vélodrome. Six points de la troisième et sept de la quatrième place sont de bon augure pour le retour éventuel de l’équipe de Rudi Garcia en Ligue des champions, même après les dix matches restants de la compétition, mais l’optimisme d’un résultat positif a été tempéré par les problèmes financiers du club, au point que des doutes subsistent en France sur sa capacité à rivaliser.

Une dette estimée par L’Equipe à 90 millions d’euros, augmentée par le manque de revenus dû à la crise COVID-19, a mis Marseille dans les cordes, avec ses comptes sous la surveillance de l’UEFA, qui lui a demandé de réduire sa dette à 30 millions d’euros d’ici 2020 et de faire un bénéfice d’ici 2021, ce qui dans la situation actuelle semble une chimère.

Elle pourrait être plus souple aujourd’hui, compte tenu des problèmes généraux du football européen après la paralysie des compétitions, bien que le trou de l’équipe de Marseille vienne de plus loin.

Pour éviter le problème économique et jouer les champions, les garanties sportives de l’OM pour faire face à une compétition aussi exigeante ne sont pas élevées, car on s’attend à ce que certaines de ses principales valeurs sur le marché puissent être transférées. L’équipe dans laquelle l’Espagnol Alvaro Gonzalez a pu se débarrasser de Caleta-Car, Sanson ou Sarr, acteurs clés du succès sportif de cette saison.