Actualité UE: la France s’attaque aux retards des fonds de relance de Bruxelles – “Pas un sou” | Politique | Nouvelles

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a été le dernier à dénoncer les retards de la Commission dans le versement des fonds promis aux États membres dans le cadre de la stratégie du Fonds de relance. Le politicien français s’est dit “profondément préoccupé” par les retards, reprochant à l’exécutif européen de ne pas avoir répondu aux attentes.

Il a déclaré à Bloomberg: “Nous [France] sont sur la bonne voie.

“Mais le point qui n’est pas sur la bonne voie est le plan de relance européen.

“Nous n’avons pas vu un seul centime parmi les 750 milliards d’euros décidés l’été dernier, en 2020.”

Il a ajouté: «Je suis profondément préoccupé par le retard dans la mise en œuvre du plan de relance européen.

“C’est le point clé.”

M. Le Maire a noté que la France avait «déjà déboursé 29 milliards d’euros» dans le cadre de son programme national de relance.

M. Le Maire a souligné que les fonds sont primordiaux pour “faire face aux défis de la Chine et des Etats-Unis” et “pour rester dans la course technologique”.

La Commission insiste pour que le mécanisme de rétablissement et de résilience soit conforme au calendrier, car il attend que les États membres restants n’aient pas encore soumis leurs plans nationaux sur la manière dont ils dépenseront l’argent.

Les dirigeants de l’UE doivent soumettre leurs plans avant le 30 avril afin de réclamer les fonds dont ils ont désespérément besoin.

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L’Autriche, la Pologne, la Hongrie et les Pays-Bas ne se sont pas encore entendus sur la ratification de la législation d’application du fonds dans leurs parlements nationaux respectifs.

Un porte-parole de la Commission a déclaré mercredi: “Nous travaillons intensivement avec les États membres sur la préparation de leurs plans de relance et de résilience depuis plusieurs mois maintenant.”

La ratification de l’initiative phare de l’UE a été bloquée par la Cour constitutionnelle allemande fin mars.

La cour constitutionnelle basée à Karlsruhe a pressé la pause du processus d’approbation à la suite d’un recours contre la législation par un groupe d’eurosceptiques.

Dans le cadre du plan de sauvetage de 750 milliards d’euros, Bruxelles se verra confier des pouvoirs d’emprunt et d’imposition sans précédent afin de distribuer des liquidités aux économies et aux régions touchées par la pandémie.

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Avant que le Fonds de relance puisse entrer en vigueur, chacun des parlements nationaux de l’UE doit d’abord ratifier la décision dite des «ressources propres».

Le Bundestag a voté, avec 478 députés sur 645 soutenant les arrangements, l’approbation du plan de plusieurs milliards d’euros, dont l’Allemagne est le principal contributeur.

La loi, soutenue par des politiciens de la coalition de la chancelière Angela Merkel, a également été adoptée par le Bundesrat, la chambre haute du parlement.

Il devait être promulgué par le président allemand Frank Walter Steinmeier, mais la Cour constitutionnelle allemande a décidé de suspendre le processus.

Le tribunal a déclaré qu’il devait d’abord se prononcer sur une requête en injonction provisoire sur la loi pour approuver le plan de l’UE.

Un groupe eurosceptique, appelé Citizen’s Will Alliance, a présenté la motion pour tenter de bloquer sa ratification.

Le groupe soutient que les traités de l’UE ne permettent pas au bloc de contracter une dette conjointe.

Sur son site Internet, il a déclaré: «Cela n’a pas empêché le Conseil européen d’adopter une résolution sur les« ressources propres »qui permet à l’UE de contracter des dettes sur les marchés des capitaux pour la première fois.»

Bernd Lücke, membre fondateur de l’Alternative eurosceptique pour l’Allemagne, s’est dit «soulagé» par la décision du tribunal.