Actualités de l’UE : VDL jette Macron sous le bus et poursuit les pourparlers avec les États-Unis | Politique | Nouvelles

La colère de la France face au pacte sur les sous-marins AUKUS entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie avait soulevé des doutes quant à la tenue des pourparlers. Mais la Commission européenne a confirmé hier soir que le rassemblement aurait lieu, comme prévu, à Pittsburgh le 29 septembre. Ce sera un coup dur pour Paris à un moment où elle essaie de faire preuve de diplomatie dans le but d’obtenir une compensation après l’Australie. s’est retiré d’un contrat pour l’achat de 12 sous-marins de construction française.

Canberra a renié l’accord en faveur d’un accord visant à sécuriser les navires à propulsion nucléaire des Britanniques et des Américains.

Une porte-parole de la Commission a déclaré: « La Commission confirme que le Conseil Commerce et Technologie se tiendra à Pittsburg la semaine prochaine. »

Elle a ajouté : « La TTC abordera les problèmes de semi-conducteurs à court terme à Pittsburgh.

« Après une discussion approfondie au Conseil européen d’octobre, des discussions sur les questions stratégiques à moyen et à long terme des semi-conducteurs débuteront dans les groupes de travail de la TTC pour préparer la prochaine TTC en Europe.

Jusqu’à hier soir, la Commission avait évité la question de savoir si le sommet aurait lieu en raison de la colère française contre les États-Unis et l’Australie.

La présidente de la Commission, Mme von der Leyen, s’est engagée à faire preuve de solidarité avec Paris à propos du camouflet du sous-marin.

Mais le président américain Joe Biden est intervenu pour calmer les tensions et s’est entretenu avec le président français Emmanuel Macron.

Le patron de la Maison Blanche a reconnu que Washington aurait dû consulter Paris sur le pacte de défense.

M. Macron avait rappelé ses ambassadeurs des États-Unis et d’Australie en représailles au camouflet.

Mais le dirigeant français a depuis renvoyé son envoyé à Washington après avoir parlé à M. Biden.

Dans une déclaration commune, les deux hommes ont convenu de se rencontrer en Europe fin octobre, probablement au sommet du G20, pour discuter de la manière d’améliorer les consultations à l’avenir.

M. Macron a déclaré qu’il renverrait son ambassadeur démis de ses fonctions à Washington DC la semaine prochaine.

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Pendant ce temps, Pierre Eric Pommellet, le patron de l’entreprise française de défense Naval Group, a déclaré que son entreprise demanderait une indemnisation pour l’annulation par l’Australie de son contrat de 48 milliards de livres sterling pour 12 sous-marins diesel-électriques.

Il a déclaré que le seul point valable du nouvel accord proposé « est la décision d’acquérir des bateaux à propulsion nucléaire. Quand, comment, avec quels partenaires, quel transfert technologique ? Personne ne sait. L’Australie, en revanche, sait ce qu’elle perd et ce que nous nous sommes engagés à construire. »

M. Pommellet a ajouté : « Chez Naval Group… nous n’avions aucun signe avant-coureur ou la moindre information que nous devenions un plan B en faveur d’un plan A avec les États-Unis et le Royaume-Uni.

« Les discussions entre ces deux pays et l’Australie sont sans doute menées dans un cercle très restreint au plus haut niveau politique depuis plusieurs mois.

« Cette décision nous a été annoncée sans préavis, avec une brutalité incroyable. »

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