Actualités d’Emmanuel Macron : le président français « snobe » le Royaume-Uni dans une violente querelle sur les sous-marins nucléaires | Politique | Nouvelles

Le président français aurait été incandescent de rage après que le Premier ministre australien Scott Morrison est revenu sur un accord de 65 milliards de livres sterling avec la France pour lui fournir des sous-marins diesel. M. Morrison s’est tenu aux côtés de Boris Johnson et du président américain Joe Biden pour dévoiler mercredi un nouveau partenariat de sécurité trilatéral appelé AUKUS.

Il verra l’Amérique fournir à l’Australie des sous-marins à propulsion nucléaire – lui donnant des informations qui n’avaient été partagées auparavant qu’avec le Royaume-Uni.

Cela a été largement perçu comme un effort pour contrer l’influence croissante de la Chine et son comportement de plus en plus agressif dans la région.

Mais la nouvelle de l’accord a indigné la France – qui était sur le point de tirer des bénéfices considérables de l’accord de longue date sur les sous-marins.

Il a rapidement accusé l’Australie de l’avoir « poignardée » dans le dos – avant que M. Macron ne prenne la décision « sans précédent » de retirer ses ambassadeurs des deux pays.

LIRE LA SUITE: Nancy Pelosi jette le gant sur l’accord commercial américano-britannique avec ultimatum

Il a répondu : « Un ancien ambassadeur de France aux États-Unis a tweeté juste avant notre entrée en ondes (que) cela pouvait être considéré comme un signe de conciliation ou de mépris.

« Il ne fait aucun doute que certaines personnes à Paris veulent jeter de l’ombre sur le Royaume-Uni à ce sujet – les considérant beaucoup comme l’intermédiaire entre les Australiens et les États-Unis pour permettre cet accord.

« Donc, certaines personnes pensent définitivement qu’il s’agit d’un affront délibéré.

« Mais il y en a d’autres qui diraient que non – il y a tellement de questions bilatérales importantes en cours en ce moment qu’il ne serait peut-être pas sage (pour rappeler l’ambassadeur de France au Royaume-Uni).

Comment pensez-vous que M. Macron s’est comporté ? Cliquez ici et partagez vos points de vue.

« Et les principaux acteurs dans ce domaine sont de toute façon l’Australie et les États-Unis. »

Lorsqu’on lui a demandé si les actions de M. Macron étaient un affront, l’ancienne ambassadrice de France au Royaume-Uni, Sylvie Bermann, a été évasive.

Elle a déclaré : « Eh bien, je ne peux pas vraiment répondre à votre question, mais je pense que le Royaume-Uni n’était pas perçu comme (étant un) détenteur de décision dans l’accord.

« La décision a été prise par les États-Unis et l’Australie. »

Ailleurs, le journaliste de POLITICO Rym Momtaz a écrit : « Rarement des responsables français ont été aussi acerbes dans leurs déclarations, envers un allié ou un ennemi.

« Pour eux, les États-Unis sous le président Joe Biden sont toujours Trumpiens, l’Australie est déloyale et indigne de confiance, et le Royaume-Uni est tellement méprisé qu’il ne vaut même pas la peine d’être mentionné. »

Peu de temps après l’annonce de la nouvelle, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a averti l’Australie qu’elle ne pouvait pas simplement « sortir » de l’accord.

« Ce n’est pas fini. Nous allons avoir besoin d’éclaircissements. Nous avons des contrats », a-t-il déclaré à Franceinfo.

« Les Australiens doivent nous dire comment ils s’en sortent. Nous allons avoir besoin d’explications.

« Nous avons un accord intergouvernemental que nous avons signé en grande pompe en 2019, avec des engagements précis, avec des clauses, comment s’en sortent-ils ?

«Ils vont devoir nous le dire. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire. »

Share