Baroncini proclame roi du monde sub’23

24/09/2021 à 18:22 CEST

Italien Philippe Baroncini il a été proclamé champion du monde sub’23 en route en remportant à lui seul la course de 160 km entre Anvers et Louvain, dans laquelle l’Erythréen a remporté la médaille d’argent Biniam Ghirmay et bronze les hollandais Olav Kooij, avec les Espagnols, menés par Juan Ayuso, loin de la lutte pour les médailles.

Baroncini (Massa Lombarda, 21 ans) a cimenté le titre mondial avec une attaque précise et opportune à 6 kilomètres de l’arrivée qu’il n’a eu aucune réponse de ses rivaux, qui ont dû se battre pour les marches secondaires du podium.

L’Italien, qui joue dans le Trek Segafredo du World Tour, a franchi la ligne d’arrivée en goûtant le goût de l’or, le rêve de sa vie, avec 2 secondes d’avance sur Ghirmay, le plus rapide du peloton poursuivant, remportant une médaille historique pour son pays. Dans le même temps, le Néerlandais Kooij, l’un des favoris a priori pour le titre mondial, décroche le bronze.

La course a débuté de manière animée avec une échappée sûre du Néo-Zélandais Currie, de l’Estonien Karpenko et de l’Irlandais Ward. Il n’y avait aucune agitation dans le peloton, à tout moment contrôlé par les équipes favorites, comme les Néerlandais, les Belges ou même les Espagnols, toujours avec leurs composantes toujours proches de l’avant.

Au fur et à mesure que les 20 hauteurs du parcours et les marches pavées se succèdent, le décor change. Des nerfs et des chutes sont apparus. L’un d’eux a touché l’Espagnol Pau Miquel.

La fuite se dissolvait. Karpenko a cédé, puis Ward et le dernier survivant, Currie, a été rattrapé à 58 km de Louvain, après avoir gravi la pointe Saddle.

Beaucoup de mouvements dans le peloton, et déjà avec intention, à la recherche des coupes finales. En montant la Cota de Smeyberg, les Italiens se sont tendus et aussitôt une volée de 8 coureurs s’est formée à 45 km de la ligne d’arrivée. Il a sauté à la recherche de la tête de course Mikel Azparren, mais le cycliste espagnol n’a pas pu résister à l’impulsion d’un peloton qui s’est envolé pour contrôler la phase décisive.

Loin de la ligne d’arrivée, Juan Ayuso a fait preuve de faiblesse sur une pente raide, le grand trick espagnol, étant annulé les options de médailles pour l’équipe nationale alors qu’il restait encore 20 km pour la dernière ligne.

Le Suisse Schmid a entamé le dernier tour en tête, convaincu de ses possibilités, attaquant à distance, avec 20 secondes d’avance. Un pari ambitieux qui a été annulé par l’ambition de la machinerie orange des Pays-Bas avec 4 coureurs tirant le groupe principal.

Une pente à 6 de but était la clé. Schmid a été rattrapé par le peloton principal et la bataille a éclaté. Dans les moments de doute, Filippo Baroncini s’est imposé comme une fusée, vice-champion d’Europe et vainqueur d’étape du Giro sub’23 qu’Ayuso a marqué.

Le cycliste transalpin a creusé une brèche, qui n’a eu qu’à gravir la Cota de San Antonio, à 2 000 mètres de la ligne d’arrivée, pour toucher le ciel avec ses mains. Et Baroncini a couronné le sommet, déjà imparable. Avec le temps pour le plaisir, il a franchi la ligne avec l’arc-en-ciel dans son cœur. C’était le sixième titre italien sub’23 dans un championnat du monde sur route.

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