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Basket-ball | Jeux Olympiques : Quand une bonne défense fait toucher le triple-double à l’adversaire

Mis à jour le 01/01/2021 – 13:06

Seuls les plus grands joueurs peuvent conditionner un match comme Luka Doncic l’a fait avec Espagne-Slovénie. Tout tournait autour de l’alpha et de l’oméga de la date avant qu’elle ne commence. Quelle serait l’approche de Sergio Scariolo pour essayer de réduire ses prestations ? Qui lui mettrait-il ? Combien de points marquerait-il qui en avait déjà marqué 48 le premier jour et 25 le deuxième ? Au final, le meneur avait son importance dans le jeu, certes, mais ce sont ses coéquipiers qui ont fini par finir.

Le plan de Scariolo était brillant: une défense en boîte et une (quatre en zone et une en individuel) avec Vctor Claver harcelant Doncic sur tout le terrain et le défendant face à face, de sorte qu’il avait même du mal à recevoir. Le nouveau joueur de Valencia Basket, avec qui l’on n’est généralement pas juste au niveau de ses performances avec l’équipe nationale, a plus que rempli sa mission. Parfois c’était aussi Lex Abrines qui était touché et plus sporadiquement par Usman Garuba.

Ensemble, ils ont réduit la production offensive de Doncic, mais il est si bon que dans un match faible, il a presque réalisé le troisième triple-double de l’histoire des Jeux : 12 points, 14 rebonds et neuf passes décisives. Seuls Alexander Belov (23 + 14 + 10 en 1976) et LeBron James (11 + 14 + 12 en 2012) l’ont fait. Il s’est consacré à la distribution du gibier et ses coéquipiers, à qui il a confié une partie de ses pouvoirs, ont fini par envoyer l’Espagne à la deuxième place du groupe et au deuxième tambour. La Slovénie, quant à elle, reste invaincue si elle joue le meneur : 16-0.

En regardant les matchs de l’équipe nationale, la même chose passe inaperçue que Rudy Fernndez a 36 ans. Avec son âge et ses antécédents de blessures, le voilà coût-à-coût, se vider. L’attaquant madrilène était l’un des meilleurs d’Espagne. Il a marqué 12 points avec quatre triples et a recommencé à travailler dur en défense.

Dans ce qui, sans surprise, sera son dernier rendez-vous avec l’équipe nationale, Rudy fait ce qu’il a toujours fait, laissant tout pour l’équipe nationale même au prix de la colère de son club, comme cela s’est produit à l’occasion. Plus que jamais, il va couler. Peut-être qu’il ne portera plus le maillot de l’équipe nationale, ce sont ses cinquièmes Jeux et il cherche l’or. Ce sera la broche parfaite pour ceux qui devraient être considérés comme un possible troisième meilleur joueur de l’histoire du basket espagnol.

Ce que l’Espagne aime compliquer la vie. Combien de fois avez-vous vécu une première phase agréable ? Toujours un démarrage lent, une défaite inattendue, des crochets gagnants ou des glissades de dernière minute comme celle-ci contre la Slovénie.

La route devient raide et sinueuse à partir de maintenant. L’Espagne aurait pu se mesurer à l’Italie ou à l’Allemagne en quarts de finale, rivaux rêvés d’ouvrir la porte de la médaille olympique. Mais voilà qu’ils ont affaire à un croque-mitaine, un ennemi qui fera aussi partie des candidats au podium… qui sera aussi inquiet. La sélection fait preuve de solvabilité depuis des années pour sortir des embrouilles dans lesquelles elle s’enfonce.

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