Bernal entre sur son territoire lors du Giro d’Italia 2021

18/05/2021 à 9h39 CEST

Egan bernal Il entre dans une semaine clé pour défendre le «maillot rose» qu’il a conquis dimanche au pays des Abruzzes. Les Apennins sont déjà de l’histoire, une étape qui a servi au cycliste colombien pour marquer le terrain et découvrir ses rivaux, principalement pour Remco Evenepoel, dans ce qui devrait être le grand duel de ce Giro.

À partir de ce mercredi, le leader de la manche italienne a suffisamment de territoire pour commencer à tracer la victoire, ayant ce qu’il aime le plus, des montagnes à bénir avec son vélo et démontrer ce qu’il a déjà expliqué lors du Tour 2019, qu’il a remporté: il est peut-être le meilleur grimpeur de la planète, bien qu’il ne soit pas un coureur complet, celui qui se démarque non seulement dans les ascensions mais aussi dans les contre-la-montre, comme les absents l’ont déjà montré Primoz Roglic Oui Tadej Pocagar.

Bernal Dès ce mercredi, il affronte plus de montagnes que de kilomètres contre la montre adverses, seulement une trentaine, lors du dernier jour de course, dimanche 30 mai, à Milan. Et, bien que les grandes différences tendent à devenir moins sous la tyrannie du chronomètre qu’avec le spectacle de la montagne, avec un revenu de plus d’une minute il aurait de quoi contrer Evenepoel, plus dans le sens de Roglic Oui Pogacar, et donc brillante sur n’importe quel territoire cyclable. Bernal court également protégé par la meilleure équipe du Giro.

Un Ineos, qui malgré la perte du Russe Pavel Sivakov en raison d’une chute, il est prêt à marquer le terrain (comme Gianni Moscon l’a fait dans les Abruzzes), à le propulser sur le plat (comme Filippo Gana l’a fait lors du sprint bonus de lundi), à l’assister sur la montagne, avec Daniel Martínez en tête, et les aides hors route comme le coureur équatorien Jhonatan Narváez et du Biscaye Jonathan Castroviejo. Et dans ces circonstances, la fête du Giro commence aujourd’hui avec le contact avec la terre blanche, le “ sterrato ”, de la Toscane, territoires communs de la Strada Bianche, le classique qui a le plus augmenté ces dernières années, qui est déjà appelé comme “ L’enfer du sud ‘, et où ce Bernal 2020 était troisième derrière Mathieu van der Poel Oui Julian Alaphilippe.

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Et après une journée de demi-montagne et un sprint à Vérone, la pire et la plus difficile arrivée de celles organisées dans ce Giro apparaît, qui pourrait être le jour reine de cette manche italienne, avec l’ascension de l’impressionnant Zoncolan. Mais avant la journée de repos de mardi prochain, le grand rendez-vous pour les Dolomites apparaît (lundi prochain), après un voyage plutôt plat à travers la Slovénie, avec le passage par les Passos Ferraia, Pordoi et Guiau, mythes du Giro, bien que les organisateurs aient préféré pour définir la ligne d’arrivée en descente, dans la célèbre station de ski de Cortina d’Ampezzo.

Ce sera dans tous ces domaines où il doit se défendre, qui sait s’il faut attaquer, Evenepoel, avec la pire équipe – en fait cela ne compte que dans la phase décisive des étapes avec les Portugais Joâo Almeida– et avec l’incertitude de son inexpérience dans les grands tours, ce qui n’était pas un obstacle, dans une situation similaire, à Pogacar. Derrière eux, les doutes grandissent encore plus, chez les cyclistes dirigés par Alexsandr Vlasov (26 ans viennent de tourner), qui n’ont pas livré mais qui ont laissé des secondes, comme cela a également été le cas de Marc Soler, sur des pentes moins de doutes que celles qui viennent de maintenant et qui, soi-disant, sont comme une bague au doigt au «maillot rose».