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Bolsonaro politise la Copa América avec le choix des lieux

02/06/2021 à 03:03 CEST

C’est la Copa América de Jair Bolsonaro et de son gouvernement d’extrême droite. Le Brésil est venu au secours de la Conmebol pour organiser, in extremis, un tournoi mourant, annulé en 2020 en raison de la pandémie, et qui quinze jours après son démarrage s’est retrouvé sans pays organisateur, après les démissions échelonnées de la Colombie et de l’Argentine.

Bolsonaro est tombé du ciel la possibilité d’organiser un tournoi, transformé en instrument de propagande politique pour tenter de laver son image meurtrie, à cause de leurs propres politiques négligentes et génocidaires qui ont déjà coûté la vie à 463 000 Brésiliens. En fait, il est possible que lors du conflit de la Copa América Brésil, il atteigne 500 000 décès dus au Covid-19.

Au cas où quelqu’un doutait que celui qui commande à volonté soit l’exécutif d’extrême droite, le choix des sites du tournoi a été basé sur un seul critère : que le gouverneur de service soit aligné avec Bolsonaro. Aussi simple que cela. C’est ce qui s’est passé avec Rio de Janeiro, la capitale Brasilia, Goiania et Cuiabá. Il n’y a pas eu de place pour les voix capricieuses, l’idéologie et le carriérisme ont été récompensés. Hier, il a été émis l’hypothèse qu’un dernier emplacement pourrait être manquant qui sera désigné ce mercredi, et qu’il pourrait s’agir de Vitoria.

La CBF, présidée par l’irascible Rogerio Caboclo, absolument proche de Bolsonaro, s’est pliée aux intérêts du gouvernement dans un épisode de plus qui ternit l’image d’une entité qui a vu les trois derniers présidents expulsés du football par la FIFA en raison de leurs mauvaises pratiques. Pendant ce temps, la Conmebol applaudit à distance, car elle s’en sort.

Trois stades au statut de Coupe du Monde accueilleront le tournoi : le mythique Maracana à Rio de Janeiro, dont tout indique qu’il accueillera à nouveau la finale, le Pantanal Arena, à Cuiabá, et l’impuissant stade national Mané Garrincha, à Brasilia. Goiania, pour sa part, exclue de la Coupe du monde 2014, a accueilli des matchs de la Coupe du monde U-17, disputée en 2019. C’est la même situation que Vitoria.

En principe, ce mercredi le calendrier de la compétition peut être rendu public, dont le démarrage est prévu le 13 juin. Il est déjà défini que les matches se joueront sans public, comme c’est le cas pour tous les matches du pays, que ce soit dans les compétitions nationales ou internationales. Désormais, les 10 délégations doivent être vaccinées avant le départ, car Bolsonaro a exigé, bien que la grande majorité d’entre eux débarqueront au Brésil sans avoir développé la vaccination. C’est le cas de l’Argentine et de la Seleçao elle-même.

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