Buts et temps forts Espagne – Pologne

19/06/2021

Le à 23:18 CEST

Jordi Gil – Séville (Envoyé spécial)

Tout se passe pour l’Espagne dans ce Championnat d’Europe en 2021. Une concentration accidentée, avec du positif au Covid-19 de Busquets, un début contre la Suède dans un terrain irrégulier sans chance contre le but et un deuxième match contre la Pologne dans lequel Morata a marqué, mais cette fois c’est Gérard Moreno qui s’est fait malmener du point de penalty dans l’action qui pourrait signifier 2-1. La sélection n’a pas d’autre choix que victoire contre la Slovaquie mercredi pour ne pas dépendre de plusieurs caramboles et être un meilleur tiers.

ESP

POL

Espagne

Unai Simón, M. Llorente, Laporte, Pau Torres, Jordi Alba, Rodri, Koke (Fabián, 67′), Pedri, Gerard Moreno (Sarabia, 67′), Morata (Oyarzabal, 85′) et Dani Olmo (Ferran Torres, 61′)

Pologne

Szczesny, Jozwiak, Bereszynski, Glik, Bednarek (Dawidewicz, 84′) Puchacz, Moder (Linetty, 84′), Klich (Kozlowski, 55′), Swiderski (Frankowski, 68′), Zielinski et Lewandowski

Buts

1-0, Morata (24′) ; 1-1, Lewandowski (54′)

Arbitre

Daniele Orsato (italien). TA : Pau Torres (80′), Rodri (95′) / Klich (36′), Moder (56′) et Jozwak (59′), Lewandowski (94′)

Incidents

Stade de la Cartuja, 13 000 spectateurs

Les Polonais ont surpris dès le départ avec une très haute pression. Il était difficile pour La Roja de se sentir à l’aise sur le terrain et Klich a tiré haut dans celui-ci un avis qui a obligé l’équipe à se libérer d’urgence. Après un vol par Dani Olmo avec un terrain sec ultérieur a laissé place à un scénario plus conforme à ce qui était attendu avec l’équipe espagnole dominant dans le domaine opposé.

L’Espagne de Luis Enrique ne spécule pas et cela comporte toujours un certain risque. Jordi Alba, très rapide, a enduré un heads-up avec Lewandowski pour une relance vitale juste avant l’arrivée du premier but de l’équipe nationale en Eurocup. Gérard Moreno, seule nouveauté dans le onze et générateur constant de danger de l’aile droite, gagnait du terrain avec ses coupes jusqu’au tir et Morata, dans la petite surface, mettait le pied pour prendre le ballon dans les filets. Le línier a annulé le but du hors-jeu bien sûr en premier lieu, mais le VAR a agi immédiatement pour valider le but. L’Espagne a enfin vu la porte après 114 minutes et avec son joueur le plus questionné.

La Roja a désormais quelques minutes au cours desquelles il a joué avec un certain confort et a pu étendre les distances une faute de Gérard Moreno du bord qui a léché le poteau. Cependant, la vocation offensive espagnole continue de générer des lacunes dont la Pologne tente de profiter.

Poste polonais avant la pause

Swiderski a beaucoup dérangé de la droite et a joué dans deux grandes frayeurs. Dans le premier, il anticipait l’achèvement d’Unai Simón et, dans le second, il enchaîna un coup de canon qui s’est écrasé sur le poteau et Lewandowski, au rebond, a forcé le gardien de l’Athletic à sortir une main prodigieuse pour éviter une cravate.

L’Espagne s’est jointe aux concessions et a également caressé le but en une pause de Jordi Alba avec un centre vers Gerard Moreno, dont le premier tir est passé du côté du but.

Si la première partie a fini par être animée, la seconde était vraiment divertissante. La Pologne a dû lever le jeu car avec le match nul elle a été éliminée et à un moment clé elle a trouvé sa grande star. Lewandowski a eu le métier de pousser légèrement Laporte, marteler de la tête et mettre les tables. L’arbitre a ignoré l’éventuelle absence de l’attaquant du Bayern.

Gérard Moreno rate le penalty

L’Espagne avait le pouvoir de réaction et seulement deux minutes plus tard, Gerard Moreno a écopé d’un penalty pour un piétinement, qui a été détecté par le VAR. Gérard lui-même a exécuté la pénalité maximale, mais il l’a écrasé sur le poteau et Morata n’a pas touché le but vide.. Le malheur retraversa la route.

Le jeu s’est calmé par la suite avec une seule chance de Morata sur un tir croisé. Les changements, avec Fabian surtout, ont donné du carburant pour la dernière ligne droite. L’Espagne avait des approches, comme dans un jeu désordonné entre Sarabia et Morata, mais il lui manquait une clarté qui ne venait plus.

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