Caster Semenya, condamné au service communautaire pour excès de vitesse

12/05/2021 à 16:41 CEST

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Le double champion olympique du 800 mètres Caster Semenya Il devra purger 50 heures de travaux d’intérêt général pour une infraction de conduite imprudente en raison d’un excès de vitesse dans son pays, l’Afrique du Sud, selon ce que des sources du parquet ont confirmé mercredi à Efe.

L’athlète a dû comparaître vendredi dernier devant un tribunal de Pretoria après avoir été arrêtée la veille pour avoir conduit sa voiture imprudemment sur l’une des autoroutes de la zone métropolitaine située entre la capitale sud-africaine et la ville voisine de Johannesburg.

“50 heures d’excès de vitesse lui ont été imposées”, a-t-il confirmé ce mercredi à Efe. Lumka mahanjana, porte-parole du bureau du procureur du Nord Gauteng (la région où se trouve Pretoria), qui n’a pas donné plus de détails sur l’affaire, bien qu’il ait souligné qu’au moment de l’arrestation Semenya il a été libéré après avoir versé une caution de 500 rands (environ 36 $ / 29,5 €).

Le courtier a plaidé coupable à l’audience et devra comparaître à nouveau au tribunal en août, une fois qu’elle aura purgé sa peine.

LA BATAILLE JURIDIQUE POUR LES RÈGLES DE TESTOSTÉRONE

SemenyaLa jeune femme de 30 ans, considérée comme une héroïne dans son pays, s’entraîne en Afrique du Sud pour changer son profil de course et s’adapter à la compétition dans des épreuves de 5000 mètres.

Sa spécialité était le 800 mètres – une distance sur laquelle elle est double championne olympique et triple championne du monde – mais participer à ces épreuves n’est actuellement pas possible sans prendre des médicaments.

Depuis 2019, la Fédération internationale d’athlétisme (World Athletics) a imposé une réglementation controversée qui oblige les athlètes à maintenir leur taux de testostérone en dessous de 5 nanomoles par litre pendant une période continue d’au moins six mois s’ils veulent participer à des événements sportifs.entre 400 mètres et un mile (environ 1 600 mètres).

Semenya, qui est probablement le cas le plus connu d’un athlète atteint d’hyperandrogénie dans le monde, produit naturellement une quantité de testostérone supérieure à ces niveaux.

Pour cette raison, le Sud-Africain mène un dur combat juridique avec World Athletics depuis trois ans, une organisation qu’il accuse d’imposer des règles discriminatoires et contraires à l’éthique pour obliger des personnes en bonne santé à prendre des médicaments et violer les droits humains.

Malgré les réglementations controversées et le soutien inconditionnel que l’athlète reçoit de son pays et de son continent, Semenya Il a déjà perdu une procédure devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et un recours subséquent devant la Justice ordinaire de Suisse (pays où le TAS est basé).

En février dernier, il a entamé une nouvelle tentative de renversement du règlement en présentant son cas devant la Cour européenne des droits de l’homme.