Comment la consommation d’alcool affecte le fœtus pendant la grossesse

11/09/2021 à 18:24 CEST

Il est clair que la consommation d’alcool n’est une option saine pour personne, mais encore moins dans le cas des femmes enceintes.

L’alcool produit des malformations chez l’embryon (c’est un agent tératogène) et peut causer des dommages permanents au fœtus.

Toute boisson alcoolisée traverse le placenta très rapidement, laissant le fœtus complètement exposé à des concentrations d’alcool identiques ou même supérieures à celles de la mère.

En fait, les spécialistes expliquent que la consommation d’alcool pendant la grossesse peut causer des « troubles du spectre de l’alcoolisation fœtale (ETCAF) ». Il s’agit d’un large éventail d’anomalies physiques, mentales, comportementales et cognitives permanentes qu’une personne peut présenter lorsqu’elle a été exposée à l’alcool pendant sa grossesse.

Ces conditions sont difficiles à diagnostiquer, elles peuvent aller de légères à sévères et dureront toute une vie. Ils peuvent avoir des répercussions physiques, comportementales et intellectuelles.

Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) en est la manifestation la plus extrême. Les enfants atteints présentent des irrégularités faciales (sillon nasogénien lisse, lèvre supérieure fine, ouverture horizontale des yeux) ; déficit de croissance et problèmes du système nerveux central.

Mais heureusement, tous ces problèmes sont complètement évitables, car la seule cause du SAF est l’alcool.

Pour cette raison, il est essentiel que tant les femmes enceintes que celles qui souhaitent devenir enceintes ne consomment pas d’alcool pendant toute la grossesse, et même dès le moment où elles planifient leur grossesse.

Comment TEAF est produit

Les preuves scientifiques sont claires concernant les effets graves que l’exposition prénatale à l’alcool produit sur le développement physique, cérébral et comportemental.

Il n’y a aucune quantité connue de consommation qui peut être considérée comme sûre pour le fœtus, les professionnels de la santé doivent donc déconseiller la consommation d’alcool pendant la grossesse.

L’alcool peut causer des problèmes au bébé avant même qu’une femme sache qu’elle est enceinte.

De plus, certaines études ont observé que la consommation d’alcool par les hommes en période préconceptionnelle peut également avoir un impact sur la santé des enfants. De même, la consommation d’alcool pendant la grossesse par le couple peut avoir un impact sur la consommation d’alcool de la mère.

Importance du TEAF et des stratégies de prévention

Le TEAF a des implications majeures tout au long de la vie de la personne affectée, de sa famille et de la société, avec des conséquences personnelles et financières importantes. Dans les pays voisins, il est considéré la cause acquise et évitable la plus courante de trouble neurodéveloppemental. Par conséquent, sa prévention est essentielle, ainsi que sa détection et sa prise en charge précoces.

Le TEAF est évitable à 100 % et relève de la responsabilité de tous et de la société dans son ensemble. Parfois, le contexte social n’aide pas et il est important que les femmes enceintes aient le soutien de leur partenaire et de leur environnement, et les accompagnent en évitant la consommation d’alcool.

De plus, le diagnostic précoce de l’ETCAF est essentiel car il peut améliorer le pronostic fonctionnel et vital de ces enfants et l’efficacité des soins précoces.

De même, il permet aux familles, ainsi qu’aux professionnels du milieu, d’élaborer des plans d’intervention adaptés aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent.

Allaitement : 0 alcool

En ce qui concerne les femmes qui allaitent, les preuves scientifiques ne nous permettent pas d’identifier un niveau de risque zéro ou sûr en ce qui concerne la consommation d’alcool, par conséquent, l’option la plus sûre pour les bébés est que les femmes allaitantes ne consomment pas d’alcool.

En ce qui concerne la grossesse et l’allaitement, il faut garder à l’esprit que tous les types de boissons alcoolisées sont également nocifs, même le vin et la bière. « Non, la bière n’est pas non plus recommandée.

Selon la législation, la bière « sans alcool » contient moins de 1% en volume d’alcool (généralement 0,6-0,9%).

Bière à 0,0%, bien qu’elle ne soit pas définie dans la législation et qu’il soit entendu qu’elle ne doit pas contenir d’alcool, elle pourrait en contenir jusqu’à 0,04%, car les procédés d’extraction de l’alcool ne sont pas parfaits.

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