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Comment tromper votre cerveau, et celui d’une mouche, en choisissant un aliment plus sain

25 juil. 2021 à 12:01 CEST

Quel est le processus que votre cerveau suit pour choisir un menu ? Vous êtes-vous déjà demandé ? Nous n’aimons pas tous la même chose ou ne ressentons pas la même chose en même temps. Parce que?

Et si on vous disait qu’en plus, les mouches et les humains sélectionnent la nourriture que nous mangeons et quand nous le faisons, de la même manière?

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Des chercheurs de la Université de Yale, aux États-Unis, ont découvert les mécanismes qui conduisent les mouches des fruits à choisir un aliment ou un autre.

Les mouches ont un goût très exigeant et passent des heures à décider quoi mettre dans leur bouche.

Un processus certainement similaire à celui que nous, les humains, menons.

Ces insectes ne se lassent jamais de rechercher des saveurs sucrées qui contiennent suffisamment de nutriments pour pour répondre à vos besoins caloriques.

Tellement que ils sont capables d’éviter les aliments les plus amers et “potentiellement toxiques”.

L’objet d’étude était de savoir s’il était possible ou non de finir par ingérer dans la décision des mouches.

Pour le découvrir, et finir par voir des coïncidences avec la façon dont nous, les humains, prenons des décisions, ils ont été amenés à décider de aliments sucrés et nutritifs mélangé avec de la quinine amère et des aliments moins sucrés, mais pas amers.

Ces derniers contiennent beaucoup plus de calories que les autres.

A cette époque, et grâce à l’utilisation de la neuroimagerieOutil technologique souvent utilisé par la science, les scientifiques ont suivi l’activité cérébrale des mouches pour voir et comprendre comment elles prenaient la décision entre les deux produits.

Comment inciter le cerveau à choisir des aliments plus sains

Une fois la décision prise pour la mouche, la question est de savoir s’il serait possible ou non de tromper notre cerveau et celui de la mouche pour qu’ils choisissent la nourriture que nous voulons qu’elle choisisse.

La réponse est simple : oui.

Selon l’étude publiée dans la revue scientifique Communication Nature, les mouches transmettent des informations à une zone de leur cerveau appelée, en anglais, “Corps en éventail”, où la décision est finalement prise de choisir l’aliment le plus amer et calorique ou le plus sucré, dans cette expérience.

C’est dans ce domaine que les chercheurs de l’Université de Yale ont découvert des modèles d’activité neuronale qui changent lorsque de nouvelles options alimentaires sont introduites, ce qui finit par dicter à la mouche quelle nourriture elle doit manger.

Cette découverte montre qu’il existe « une grande boucle de rétroaction » lorsqu’il s’agit de prendre des décisions, comme l’a souligné Michel Nitabach, Professeur de physiologie cellulaire et moléculaire, de génétique et de neurosciences à la Yale School of Medicine et auteur principal de l’étude.

Les humains et les mouches choisissent la même nourriture

C’est dans cette zone appelée “corps en éventail” que se retrouvent les similitudes entre les humains et les mouches lors du choix de la nourriture à manger.

Dans les deux cerveaux, dans celui de ces satanés insectes et dans celui de l’espèce humaine, il existe une régulation qui est réalisée par la sécrétion de neuropeptides et la dopamine, qui est un neurotransmetteur.

Chez l’homme, ce dernier est chargé d’aider à réguler les sensations de récompense dans notre corps.

Lorsqu’un certain type de changement se produit dans ce réseau, occasionnel ou programmé, comme dans le cas des mouches, ils peuvent finir par altérer la réponse de notre cerveau lors du choix d’un type ou d’un autre de nourriture.

“La neurochimie peut parfois dicter les choix alimentaires que nous pensons faire consciemment”, explique Preeti Sareen, PhD et chercheur scientifique associé à l’Université de Yale, et directeur de l’équipe de recherche de cette étude.

Le cerveau continue d’être l’une des grandes inconnues de notre corps, sinon l’organe le plus méconnu.

Grâce à cette étude, la science dispose désormais « d’un modèle pour comprendre comment des choses comme la faim et les états émotionnels internes influencent notre comportement », comme le Professeur de physiologie cellulaire et moléculaire à Yale, Michael Nitabach.

Un pas de plus dans l’intention de finir par comprendre, dans une large mesure, le fonctionnement du cerveau, l’un des grands moteurs de notre corps.

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