Compenser la maternité de substitution : sans cela, les femmes se voient refuser l’autonomie reproductive

La fixation avec la maternité de substitution altruiste comme une sorte d’action « exemplaire », « noble », avec la « compassion » étant le principal moteur plutôt que le gain économique, sert peu de but dans le monde réel.

Le projet de loi sur la maternité de substitution (règlement) sera examiné lors de la session en cours du Parlement. L’année dernière, le comité spécial qui a examiné le projet de loi n’a pas compris bon nombre des préoccupations soulevées au sujet de l’approche de la législation proposée pour une reconnaissance fondée sur les droits de l’autonomie corporelle des femmes et des droits d’autres personnes qui se voient effectivement refuser la maternité de substitution en tant qu’option.

Le comité a bien fait de rejeter la disposition initiale du projet de loi d’autoriser uniquement une parente proche (qui a déjà eu ses propres enfants) d’un couple « intentionnel » d’être une mère porteuse. Cela aurait exercé une pression indue sur les femmes éligibles au sein des familles et aurait érodé leur autonomie, tout en limitant les choix des couples « intentionnels » qui n’ont pas de telles femmes dans la famille. Le comité a plutôt appelé à autoriser toute femme «vole» à fonctionner comme mère porteuse. Cependant, le fait qu’elle ait fait de la maternité de substitution un service purement «altruiste» est sûrement une clé dans les travaux pour de nombreux couples qui voudraient exercer l’option?

Certes, il y a toujours le danger de la commercialisation de la maternité de substitution et de l’exploitation des femmes défavorisées qui en résulte dans le modèle de « renter un utérus » qui a prospéré sans réglementation, après la légalisation partielle de la maternité de substitution commerciale en 2002. Mais, le gouvernement ne devrait certainement pas demander aux mères porteuses potentielles et aux couples « intentionnels » de porter le fardeau de l’échec de la réglementation. Le fait que les aspects financiers de la maternité de substitution aient été limités aux seules assurances et autres frais prescrits payables à la mère porteuse signifie que cette dernière ne peut être indemnisée.

En effet, établir des liens de bonne volonté et affectifs entre la mère porteuse et le couple « intentionnel » ouvre un champ de mines éthique en limitant la maternité de substitution, en effet, à seulement ceux qui connaissent de près le « couple potentiel ». Non seulement cela, en termes de droits reproductifs des femmes, les recommandations du comité restreint renforcent les rôles traditionnels des femmes en tant que vaisseaux passifs de la reproduction ; la « volonté » de la mère porteuse devient en fait le vecteur de la négation d’une pleine autonomie reproductive.

Le comité supprime à juste titre la « période d’attente » de cinq ans pour les « projets » des couples, mais ne reconnaît pas les droits des LGBTQ +, des célibataires et des couples hétérosexuels vivants à la parentalité en leur gardant cette option fermée. Il a été avancé que l’adoption peut toujours être le premier choix, mais même cela est limité à quelques catégories de familles modernes. Le fait que cet argument soit rarement avancé pour les couples mariés hétérosexuels fait qu’il empeste des droits moindres en vertu de la loi indienne pour certaines catégories. Au-delà de cela, l’approche basée sur les besoins, déjà assez limitative, restreint la portée de l’option pour de nombreuses personnes qui pourraient autrement être autorisées à choisir la maternité de substitution. Il refuse en effet l’option aux femmes susceptibles de tomber enceintes mais pour lesquelles la grossesse pourrait être risquée, ou à celles dont la carrière pourrait être affectée par la grossesse.

La fixation avec la maternité de substitution altruiste comme une sorte d’action « exemplaire », « noble », avec la « compassion » étant le principal moteur plutôt que le gain économique, sert peu de but dans le monde réel. Un modèle indemnisé, avec une rémunération pour la mère porteuse pour la perte de revenus/opportunités de revenus pendant la négociation, la gestation et la récupération post-partum, est nécessaire. Il serait facile à réglementer et permettrait aux femmes une autonomie reproductive et économique.

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