Conseils pour nager cet été sans se blesser

18/08/2021 à 08h30 CEST

Les vacances et les baignades sont réunies pour la plupart des gens, que ce soit à la mer ou dans les piscines.

Tant pour les chanceux qui sont encore en vacances que pour ceux qui sont déjà de retour, le Collège professionnel des kinésithérapeutes de la Communauté de Madrid (CPFCM) recommande de profiter de la période estivale pour aller plus loin et pratiquer natation saine.

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CA aidera soulager divers maux et il peut servir de moyen de faire de l’exercice au quotidien.

En effet, c’est pratique garder cette routine le reste de l’année dans des piscines couvertes, s’il n’est pas possible de le faire à l’extérieur.

Parce que la natation implique une action musculaire très globale, travailler la force et réduire le risque cardiovasculaire et le surpoids, entre autres avantages.

Démanteler les faux mythes

Même si, comme le souligne la CPFCM, la natation est l’un des sports les plus recommandés Et cela peut être pratiqué à presque tout âge, il a une série de limitations face à certains maux.

Certaines infections respiratoires, avoir une blessure ou une pathologie de l’épaule ou des genoux sont à prendre en compte pour pratiquer la natation sans se blesser.

Des experts en physiothérapie de Madrid signalent également quatre mythes autour de la piscine à démonter :

La natation est sans risque. Faux. S’il est vrai que la natation de loisir ne nécessite pas de préparation spécifique, il est nécessaire de progresser progressivement pour éviter les blessures, comme dans toute pratique d’activité physique. Il ne faut pas passer d’un mode de vie sédentaire le reste de l’année à essayer de faire 40 longueurs en piscine olympique le premier jour.

Il est pratique de commencer par des séances, par exemple, d’environ 20 minutes et d’augmenter progressivement le temps de baignade jour après jour, en fonction de la forme physique de chacun.

Exercice à faible impact. C’est vrai, mais avec des nuances. Il est vrai qu’il y a peu d’impact sur le système ostéo-articulaire, par rapport à d’autres sports comme la course à pied. Au lieu de cela, nager plusieurs heures par jour a un impact majeur, en particulier sur des zones telles que l’épaule.

« Cela ne doit pas être nocif et les preuves scientifiques nous disent que l’entraînement en force est très positif. Encore une fois, il faut avancer progressivement », explique Néstor Requejo, kinésithérapeute membre du conseil d’administration de la CPFCM.

« Vous n’avez à agir que lorsque vous souffrez de certains problèmes et que la douleur apparaît dans la phase aiguë ; dans ce cas, vous devez vous arrêter et demander à un physiothérapeute d’examiner la situation. Dans pratiquement tous les cas, vous pourrez reprendre l’exercice une fois cette phase aiguë passée & rdquor ;, poursuit l’expert.

La technique idéale. Encore un faux mythe, puisqu’il n’y a pas de technique unique (brasse, crawl, dos & mldr;) adaptée à tout le monde. Cela dépendra de chacun et de sa situation.

«Ceux qui souffrent de certaines pathologies doivent observer quelques précautions lors de la baignade et consulter un kinésithérapeute. Un mauvais choix du style qu’ils utilisent peut aggraver leur problème », explique Requejo.

Nager dans la mer est mauvais. Faux. Nager dans l’eau salée n’est pas négatif en soi, au contraire, le niveau de salinité permet au corps de mieux flotter.

La technique changera un peu, pour s’adapter au mouvement de l’eau, plus important qu’en piscine.

La chose la plus importante dans ce cas est la sécurité. Il faut avoir beaucoup de respect pour la mer, pas de peur. Si une personne ne connaît pas bien une plage, elle doit se renseigner sur les courants et les fonds. Il est toujours préférable de nager parallèlement au rivage dans les zones peu profondes et sur les plages où il y a un service de surveillance.

Brasse, dos, crawl, quel style choisir ?

À titre de référence, Néstor Requejo met en garde contre les problèmes musculo-squelettiques les plus courants dans quatre régions et les styles à éviter dans ces cas :

Douleur lombaire. Évitez la brasse, qui nécessite une extension soutenue, et le papillon, en raison de l’extension lombaire forcée.

Si vous avez une blessure lombaire ou si cela vous dérange, le mieux est le crawl ou le dos si ce sont des styles recommandés.

Douleur cervicale. Dans ces cas, les styles de brasse et de papillon doivent être évités, car la tête est maintenue en extension pour la sortir de l’eau. Cela provoque des tensions dans une zone plus sensible au mouvement en l’occurrence, des douleurs à l’épaule. Évitez le crawl et le dos crawlé. Ici, il est plus conseillé de le faire à la brasse, avec moins d’impact sur cette zone. Comme le coup de pied qui nécessite la nage en brasse demande un effort plus important au niveau articulaire, évitez cette forme. Les autres styles sont pris en charge.

L’échauffement est indispensable

Pour ceux qui ont commencé à nager depuis des jours et qui souhaitent faire une séance plus intense, ils devraient prendre quelques minutes pour en faire une bonne préparation préalable par des exercices de mobilité articulaire, des étirements dynamiques et un travail d’activation musculaire.

Cela entraînera probablement une moins de risques de blessures et plus de plaisir et d’utilisation de la séance d’exercice.

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