Créez un appareil sans fil qui transforme les pensées en actions

22/07/2021 à 17h30 CEST

Des chercheurs du Georgia Institute of Technology, aux États-Unis, et d’autres centres universitaires internationaux, ont mis au point un appareil qui vous permet de gérer les accessoires et les prothèses uniquement avec vos pensées. Ainsi, l’utilisateur peut imaginer une action et contrôler sans fil un fauteuil roulant ou un bras robotisé par exemple.

L’équipement intègre des électrodes micro-aiguilles imperceptibles avec des circuits sans fil, garantissant une activité non invasive et beaucoup moins inconfortable pour l’utilisateur que d’autres systèmes similaires, qui nécessitent des câbles ou des casques. Le nouvel appareil pourrait être très utile pour améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.

Pour obtenir les résultats souhaités, les spécialistes ont combiné l’électronique sans fil appliquée au cuir chevelu avec la réalité virtuelle, concevant une interface cerveau-ordinateur qui peut lire les pensées de l’utilisateur et les transformer en actions physiques spécifiques.

Pensées et actions

L’innovation est devenue une réalité à partir de l’approfondissement du concept d’interface cerveau-ordinateur, mais lié à l’électroencéphalographie (EEG) et à d’autres techniques similaires. Le but est de détecter l’intention de mouvement de chaque utilisateur en analysant les signaux cérébraux produits dans les zones corticales, par exemple à travers le électroencéphalographie.

La activité corticale Il est indispensable de réaliser toute action : lorsqu’on pense faire quelque chose, les aires sensorielles et motrices du cortex cérébral sont immédiatement activées. Il a même été prouvé qu’avant de prendre la décision d’effectuer une action, il est déjà possible d’enregistrer une activité dans le cortex cérébral.

Jusqu’à présent, les systèmes conçus pour « traduire » ces signaux et les convertir en actions ont rencontré un certain nombre de problèmes. Par exemple, les gels doivent être utilisés pour préserver le contact avec la peau, une condition qui gêne la tâche et nuit au confort.

Dans le même temps, du « bruit » est enregistré dans les signaux captés, produit par l’usure des matériaux ou par des actions aussi courantes que le clignotement. De telles interférences sapent la précision des données cérébrales à analyser et conduisent finalement à des erreurs de l’appareil.

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Une avancée qui améliore la qualité de vie

Selon les conclusions de l’étude qui sert de base à cette innovation, publiée dans la revue Advanced Science, la nouvelle technologie parvient à surmonter plusieurs de ces difficultés grâce à l’approche sans fil qui a été choisie. Selon un communiqué de presse, le retrait des câbles et autres accessoires physiques augmente l’efficacité dans la « traduction » des signaux cérébraux et augmente le confort lors de l’utilisation de l’équipement.

De plus, l’appareil utilise un algorithme d’apprentissage automatique et un système de réalité virtuelle pour améliorer encore le décodage des signaux cérébraux qui permettent de convertir les pensées en actions. Jusqu’à présent, le nouveau système a été testé avec succès sur différents volontaires sans handicap : désormais, les scientifiques chercheront à l’adapter à la réalité des personnes handicapées.

Les experts ont également souligné l’importance de l’introduction de la realité virtuel– Les utilisateurs ont obtenu un contrôle précis des exercices virtuels en utilisant uniquement leurs pensées ou leurs images motrices. Dans le même temps, les repères visuels améliorent le processus de collecte d’informations.

Dans un avenir proche, les chercheurs pensent qu’en optimisant le placement des électrodes et en améliorant l’intégration EEG basée sur les stimuli, le nouveau système sera en passe de devenir un allié imbattable pour les femmes. personnes avec différents handicaps, qui pourront ainsi améliorer significativement leur qualité de vie.

Référence

Système électronique sans fil du cuir chevelu doux et de réalité virtuelle pour les interfaces cerveau-machine basées sur l’imagerie motrice. Musa Mahmood, Shinjae Kwon, Hojoong Kim, Yun-Soung Kim, Panote Syriaraya, Jeongmoon Choi, Boris Otkhmezuri, Kyowon Kang, Ki Jun Yu, Young C. Jang, Chee Siang Ang et Woon-Hong Yeo. Sciences avancées (2021) .DOI : https : //doi.org/10.1002/advs.202101129

photo: L’artiste numérique sur Pixabay.

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