Critiques de CD – Existence Is Futile Cradle Of Filth

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(Explosion nucléaire)

01. Le destin du monde sur nos épaules

02. Terreur existentielle

03. Fantasmes nécromantiques

04. Ramper King Chaos

05. Voici une bougie… (berceuse infernale)

06. Black Smoke Curling des lèvres de la guerre

07. Discours entre un homme et son âme

08. La mort des braises

09. Mortalité cendrée

10. Combien de larmes pour nourrir une rose ?

11. Souffrir notre domination

12. Nous, sombres, invincibles

13. Sœurs de la brume

14. Libérez l’enfer

Atteindre l’album numéro 13 est une réussite magnifique pour n’importe quel groupe, et BERCEAU DE LA CROISSANCE arrivent à cette étape dans la forme la plus forte de leur vie méchante. En plus du fait que les piliers macabres du Royaume-Uni célèbrent leur 30e anniversaire cette année, « L’existence est futile » est immédiatement identifiable comme l’un des disques les plus forts qu’ils aient fait depuis longtemps.

En vérité, il y a eu très peu de points bas au cours des trois dernières décennies, et BERCEAU DE LA CROISSANCE n’ont qu’occasionnellement sauté leur propre requin hargneux. Ces derniers temps, ils sont devenus un modèle de cohérence, et la formation actuelle du groupe (incluant maintenant le claviériste/chanteur Anabelle Iratni, faisant ses débuts ici) est si manifestement en train de tirer sur tous les cylindres qu’il y a un sentiment d’inévitabilité à la haute qualité des trésors à part entière et féroces de cet album. S’appuyant sur l’approche de la saleté holistique à l’échelle de l’époque qu’ils ont adoptée en 2015 « Le marteau des sorcières » et 2018 « Cryptoriana – La séduction de la décomposition », BERCEAU sonnent plus vicieux et extrêmes ici qu’ils ne l’ont fait depuis des années, mais avec un peu plus de détours théâtraux et de moments de désagrément pervers que sur n’importe quel album depuis « Godspeed sur le tonnerre du diable » (et bijou sous-estimé de 2008). Le total SALETÉ, vous pourriez l’appeler.

Bien que leur formule unique reste en grande partie intacte, BERCEAU DE LA CROISSANCEl’écriture de chansons continue de muter. « Terreur existentielle » est l’une des chansons les plus brutales qu’ils aient jamais enregistrées, et pourtant ses crochets sont tranchants et sophistiqués, sa structure en évolution lente, à la fois rusée et élégante. Aperçu des célibataires « Fantastiques nécromantiques » et « Le roi rampant du chaos » sont tous deux des classiques instantanés : le son d’un groupe avec une confiance absurde, sélectionnant joyeusement leurs armes les plus dangereuses et les utilisant avec une arrogance joyeuse. Le premier est une ruée mélodramatique luxuriante de tonnerre fébrile à mi-rythme; ce dernier est une rafale arrogante et symphonique de coups de poing blancs, avec de forts échos de « Madian » (encore, pour beaucoup, le définitif BERCEAU record) et des vagues déferlantes de blastbeats malveillants. De même mortel est « Combien de larmes pour nourrir une rose ? » : une bourrasque de mort sombre et mélodique avec un refrain si irrésistiblement triste et grandiose que même les puristes de black metal renfrognés pourraient être obligés de verser une larme. Autre part, « Black Smoke Curling From The Lips Of War » est aussi destructeur et joyeusement dystopique que son titre le suggère, « La mort des braises » est un rêve de fièvre metal prog schizophrène, et « Souffrir notre dominion » est un hymne étrangement émouvant à l’effacement imminent de la vie sur Terre, avec des synthés en spirale et un camée vocal magnifiquement hautain de l’icône de l’horreur Doug « Tête d’épingle » Bradley.

En fait, c’est ce léger indice qui BERCEAU DE LA CROISSANCE commentent des événements du monde réel, sans doute pour la première fois, ce qui donne « L’existence est futile » son avantage unique. C’est un album de premier ordre que les fans du groupe adoreront instantanément, mais c’est aussi une affaire agitée et authentiquement troublante; reflet des temps sombres dans lesquels nous vivons, mais aussi un hommage sincère à la robustesse de notre détermination collective en tant qu’adeptes des arts musicaux sombres. Si un groupe de ce millésime peut faire rage contre la mort de la lumière avec autant de style, de substance et d’intensité, il peut encore y avoir de l’espoir pour le reste d’entre nous.

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