Cyclisme | Jeux Olympiques : Les Espagnols du Japon préviennent : « C’est fou, ces Jeux vont en finir très peu »

Mis à jour le 22/07/2021 – 11:09

Le Japon est une terre à explorer pour la plupart des cyclistes qui participeront ce samedi à l’épreuve sur route des Jeux Olympiques. Hormis ceux qui ont assisté à certains des critériums que le Tour de France organise en fin d’année, le reste des coureurs n’a pas couru dans un pays capable d’élaborer un parcours aussi dur que ce week-end où les médailles se joueront. . cicatrice Pujol, Benja Prades, Jos Vicente Toribio et Airn Fernndez, les Espagnols qui courent dans ce pays depuis de nombreuses années, vous dévoilent les secrets du parcours en MARQUE.

« Le parcours est très dur. En 2019, des tests ont été effectués en compétition pour tester les parcours. L’équipe italienne, les Français, le Belge sont venus… Seul le coach est venu d’Espagne. Le test a été gagné. Ulissi. La sortie est plus plate, puis elle va vers le Mont Fuji et, en quittant Tokyo, vous traversez certaines urbanisations dans une hausse et une baisse constantes de 10 %. Dès que vous vous plantez dans le Fuji, vous montez d’abord sur un côté moins dur -différent de celui que vous faites dans le Tour du Japon-, et après la montagne vous descendez pour entrer dans le circuit. Pour entrer dans le circuit il y a aussi des rampes très dures, vous faites plusieurs fois le tour et sortez jusqu’au dernier port (Col de Mikuni) ce qui est difficile. C’est un circuit pour lui Valverde l’un des meilleurs moments ou quelqu’un de léger, je ne pense pas que ce soit pour des gens comme Van Aert parce que c’est très dur. Le port final dure 20 minutes et cela en fera une course pour les grimpeurs », dit-il. Fernandez, qui habite Ossaka.

Le coureur, qui s’est entretenu avec Momparler ces derniers temps, l’a surtout mis en garde contre les intempéries. « La météo rend tout très difficile et la sensation thermique est supérieure à 40. Si Landa avait été là, c’était un itinéraire idéal pour lui. Il faut être prudent avec les Colombiens », confie le coureur qui est dans le pays japonais depuis neuf ans. Le cycliste, qui vit avec sa compagne, ne rentrera en Espagne -en principe- qu’à sa retraite. « Je suis très à l’aise ici. C’est vrai qu’ils me donnent la possibilité d’aller et venir en Espagne, ça peut se faire comme Paco, mais je pense que pour ma performance c’est mieux d’être ici. J’aime ce pays, le l’ambiance, la tranquillité, la sécurité… Je suis heureux et c’est pourquoi je suis ici. Peut-être que si je travaillais dans un bureau ce ne serait pas le pays idéal, car c’est très dur, mais être un athlète professionnel c’est un luxe ».

Stratégie pure

Celui qui est ici depuis 2013 est Jos Vicente Toribio, le deuxième espagnol à arriver après Edgar Nohales. « Sur ce parcours, que nous avons fait lors du test 2019, vous ne pouvez pas dépenser. Vous devez savoir qui va bien et choisir qui poursuivre. Les équipes devront le jouer. inégal, c’est la météo. Courir ici pendant sept heures va être fou.Très peu vont finir. Valverde est habitué à la chaleur, mais pas à celle-ci, qui est si humide. C’est complètement différent de l’Espagne. Dès que vous faites un minimum d’effort, vous êtes déjà en sueur et cela devient très dur. S’adapter à la météo va être essentiel », confie un coureur heureux dans ce pays.

Amoureux du Japon

Benja prades, qui est au pays du soleil levant depuis 2014, le tracé est bien connu et ajoute quelques détails. « S’il pleut, comme il semble, ce sera très compliqué. C’est un circuit très technique où l’asphalte dans certaines sections est comme froissé et, s’il pleut, le vélo est comme s’il flottait. Une cinquantaine de route n’est pas très compliqué, mais la route du Doshi commence déjà à être plus sinueuse. Et jamais plate, toujours en montée ou en descente. Ensuite la montée depuis Fuji n’est pas la plus dure mais elle est longue et la descente au début Elle a quelques virages délicats mais ensuite c’est assez droit. Et dans les 60 derniers, il n’y a plus rien de confortable, tout est raide et terrain inconfortable. « 

Quelque chose qui seconde Oscar Pujol: « Ce n’est pas comme du béton, mais il s’accroche beaucoup au vélo. Pour moi, le plus compliqué, c’est comment il se pose. Tu mets ça sur une étape du Tour, il met le petit train et ils le jouent au Mais aux Jeux, avec des équipes de membres différents, ça va être une course assez stratégique car il n’y a pas d’équipes pour contrôler autant la course. Je pense que ce sera une course propre en raison de sa ténacité. Un seul coureur n’avance pas autant que s’il formait un petit groupe, même s’il était petit. et encore plus maintenant que les postures aérodynamiques sont interdites », souligne le désormais collaborateur de GCN.

Et il insiste : « Le Mont Fuji n’est pas si grave à cause de cette face, mais la dernière est de pure force avec des pentes dures. En principe, c’est pour un grimpeur léger, mais avec des gens comme Van Aert, on peut s’attendre à tout. Si vous essayez de sortir, les Pogacar, Roglic ou Bettiol ne vont pas lui laisser un mètre de libre. Si vous vous regardez, certains d’entre eux peuvent surprendre s’ils arrivent avec un bon petit point de forme ». A l’écoute de leurs témoignages, la course semble encore plus rude qu’il n’y paraît.

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