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Davantage d’accords commerciaux sont essentiels pour stimuler les exportations

Comme le dit Kant, dans l’économie mondialisée, les accords commerciaux multilatéraux et les ALE sont une réalité, et les relations commerciales bilatérales coexisteront.

Le PDG de NITI Aayog, Amitabh Kant, a raison lorsqu’il dit que les fabricants indiens ont tendance à promouvoir le protectionnisme ; pas plus tard qu’en 2018, les industriels indiens réclamaient un recul des réformes commerciales qui ont aidé le pays à s’intégrer dans le monde. Aujourd’hui, les fabricants d’équipements de télécommunications se sont plaints du fait que les pays d’Asie du Sud-Est étant autorisés à exporter des composants vers l’Inde en franchise de droits, ils n’ont pas besoin d’installer une usine ici. Ils veulent des changements dans l’accord. Il est possible qu’il y ait une anomalie dans cet accord particulier, mais l’Inde doit se connecter aux chaînes d’approvisionnement mondiales plutôt que de construire des barrières tarifaires autour d’elle. Comme le dit Kant, dans l’économie mondialisée, les accords commerciaux multilatéraux et les ALE sont une réalité, et les relations commerciales bilatérales coexisteront. Et les hommes d’affaires ne doivent pas choisir la solution de facilité, celle de produire en grande partie pour le marché intérieur en excluant les importations.

En même temps, le gouvernement doit envoyer les bons signaux et doit convaincre l’industrie qu’il veut vraiment stimuler les exportations. Il ne fait aucun doute que les industriels, y compris les exportateurs, en Inde sont handicapés ; l’infrastructure est terrible, le crédit est difficile d’accès et cher, tandis que les lois du travail sont rigides, empêchant les fabricants d’augmenter la production. Si des pays comme le Bangladesh ont pris le pas sur l’Inde, c’est grâce à des lois du travail plus favorables et aussi à un taux de change plus compétitif. Ainsi, même s’il exhorte les hommes d’affaires à intensifier leurs opérations et à vendre au monde, le gouvernement doit faire sa part pour répondre à leurs préoccupations ; le RODTEP prend son temps tandis que les remboursements des régimes antérieurs restent impayés.

Une analyse de 14 accords commerciaux dans l’Étude économique 2019-2020 a montré que les produits manufacturés bénéficiaient de huit d’entre eux, dont les accords avec l’ASEAN et Singapour. Cela montrait également que les accords commerciaux bilatéraux avec la Corée et le Japon avaient eu un impact négatif. Cependant, si l’on prenait en compte les exportations globales de marchandises, seuls quatre accords commerciaux — MERCOSUR, Népal, Singapour et Chili — avaient été utiles. Ce n’était pas vraiment surprenant puisque plusieurs produits primaires sont généralement inclus dans les listes négatives ou sensibles des accords commerciaux. Mais les exportations, comme l’ont souligné des économistes comme Arvind Panagariya et Arvind Subramanian, sont la clé de la croissance de l’Inde. C’est encore plus vrai aujourd’hui alors que la consommation, les investissements et les dépenses publiques sont tous contraints. Mais, les exportations ne peuvent pas être stimulées si les droits d’importation sont augmentés, ce que suggère le plan Atmanirbhar. L’Inde doit également signer des ALE et des pactes régionaux ; au lieu de cela, il s’est retiré des pactes commerciaux mondiaux, le plus récemment, le RCEP à 15 pays. New Delhi n’était pas disposée à bouger sur ses demandes d’un mécanisme de «déclenchement automatique» pour protéger le marché local du dumping et également de règles strictes d’origine des produits importés pour contrôler l’abus de concessions tarifaires. Certains experts commerciaux soutiennent que l’Inde a des déficits commerciaux avec 11 des 15 pays du RCEP et n’a pas été en mesure de tirer parti des accords commerciaux bilatéraux existants avec certains. Si tel est le cas, l’Inde devrait probablement négocier plus dur pour devenir membre du RCEP puisque ce dernier représente désormais environ un tiers du PIB, et cette part devrait atteindre 50 % d’ici la fin de la décennie. Il est compréhensible que les hommes d’affaires indiens veuillent travailler dans leur zone de confort et répondre au grand marché intérieur. Mais, si l’Inde veut devenir un gros exportateur, il faudra un changement de mentalité, et ce changement doit commencer avec le gouvernement ; il doit cesser de protéger l’industrie.

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