David Valero accroche un bronze avec caste

26/07/2021 à 12:47 CEST

Vous avez dû écouter il y a quelques mois la voix de Carlos Coloma. Il a parlé et s’est souvenu de la médaille de bronze qu’il a remportée à Rio de Janeiro, cinq ans avant l’exploit réalisé ce lundi par son élève et successeur David Valero.

Coloma il venait de prendre sa retraite à 39 ans. Mais il n’était pas un ex-athlète attristé par une décision douteuse. Bien au contraire, parce qu’il avait décidé de se consacrer à la préparation de ses successeurs et parce qu’il avait intégré dans son équipe, le BH-Café Templo, Valéro, à qui il ne cessait de répéter que le cross olympique était comme une épreuve MotoGP où il fallait partir vite, sans pause et sans répit.

Mais à Valéro un cycliste est tombé devant lui. Il s’est trompé en remontant sur le vélo. Un bouchon s’est formé et le bon groupe lui a échappé, celui qui allait jouer les médailles, dans lequel il n’était pas seul Mathieu van der Poel, le grand favori qui est tombé et n’a duré que 10 minutes à se battre pour les médailles des Jeux. Et où était un autre phénomène de la nature cycliste, Thomas Pidcock, un autre cycliste total, de ceux qui gagnent des courses sur route et de ceux qui veulent briller avec n’importe quel vélo et sur n’importe quel territoire.

Valéro, loin de se rendre, comme les fourmis qui avancent peu à peu chargées de nourriture, il a dépassé ses rivaux, un retour spectaculaire, presque unique, jusqu’à non seulement capturer mais dépasser le trio qui a tenté d’égaler la médaille de bronze, car Pedcock et le suisse Mathias Flückiger, spécialiste uniquement du ‘mountain bike’, comme lui, ils étaient déjà si loin qu’il était impossible de les rattraper.

Dans un circuit dur comme la vie quand ça pose problème, avec des sauts, avec des cailloux, avec des montées arrogantes, ValéroA 32 ans, il a vécu son grand jour en VTT, après être devenu le meilleur cycliste espagnol de la spécialité. Il est originaire de Baza, Grenade, avec tous les titres espagnols à avoir, et de bronze également aux européennes de la spécialité tenue à Glasgow, en 2018.

Et il faisait de son mieux jusqu’à la ligne d’arrivée qui annonçait le dernier tour qu’il avait déjà sprinté pour commencer à prendre la troisième place et ne pas perdre la position jusqu’à la fin de la course et ainsi donner la deuxième médaille olympique à la délégation espagnole après celle obtenu samedi en taekwondo, argent en l’occurrence, par Adriana Cerezo de Madrid. Valero va maintenant retourner à Grenade, pour vérifier que lorsqu’il se rendra aux courses de VTT, il sera déjà quelque chose de plus que le cycliste que tous ses rivaux craignent. Et il le fera car il sait qu’il continue d’être l’ambassadeur d’une spécialité VTT où Marga Fullana (bronze à Sydney 2000) et José Antonio Hermida (argent à Athènes 2004) ont été les précurseurs avant Valéro arrivé à Coloma et bien avant Van der poeIl est tombé de préciser que même s’il est un phénomène à vélo, un cycliste admiré et spectaculaire, un Tour n’est abandonné que si c’est en ambulance car alors ce qui s’est passé à Tokyo peut arriver.

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