Découvrez comment les oiseaux terrestres traversent l’océan ouvert

09/10/2021 à 18:21 CEST

Un groupe de scientifiques de l’Institut Max Planck pour le comportement animal et de l’Université de Constance, en Allemagne, a identifié certaines caractéristiques des vols transocéaniques des oiseaux terrestres qui leur permettent de parcourir d’énormes distances sans s’arrêter, dans des conditions qui semblent à première vue très complexes.

Selon un communiqué de presse, les chercheurs ont utilisé Technologies de suivi GPS pour pouvoir apprécier en détail les itinéraires que suivent cinq espèces de grands oiseaux terrestres, habitués à effectuer de longs voyages en mer. La recherche a été publiée récemment dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Conceptions antérieures

Selon des études antérieures, les oiseaux effectuent ces voyages en profitant de la soi-disant « vent arrière », un courant de vent horizontal qui souffle dans le sens du vol des oiseaux, leur permettant d’économiser de l’énergie. Il convient de rappeler que maintenir un vol battant sur des centaines de kilomètres est un effort énorme et nécessite un coût élevé en énergie, pour des oiseaux de grande taille et un poids considérable.

Si l’on remonte plus loin dans le temps, sur plusieurs siècles, les ornithologues amateurs pensaient que les espèces terrestres ne dépassaient pas une distance de 100 kilomètres lorsqu’elles survolaient la mer, et qu’elles n’étaient pas directement confrontées aux dangers posés par la haute mer. Non seulement ils se sont trompés, mais la science a également réussi à démontrer quels mécanismes permettent aux oiseaux traverser ces distances abyssales dans des contextes prétendument défavorables.

Sujet connexe : Les oiseaux pourraient avoir un système d’orientation quantique en vol.

Itinéraires intelligents

L’étude allemande a examiné le comportement de 65 oiseaux de cinq espèces différentes lors de la traversée de l’océan, obtenant des informations inédites sur la façon dont ils des oiseaux terrestre ils survivent à de si longs vols et n’ont même pas besoin de faire des escales pour se reposer ou se nourrir.

Comment font-ils? Apparemment, la clé réside dans deux variables : vent et élévation. Les spécialistes concluent que les oiseaux profitent des meilleures conditions atmosphériques pour réduire les coûts énergétiques pendant le vol, mais que ce n’est pas un hasard : ils sélectionnent les itinéraires en fonction de ces conditions et sont même capables de modifier les itinéraires pour trouver ceux .caractéristiques idéales.

Les spécialistes ont étudié les routes pendant neuf ans, obtenant des informations atmosphériques globales qui leur ont permis d’identifier les critères utilisés par les oiseaux pour sélectionner leurs routes de migration au large. Par exemple, ils ont découvert que la plupart des espèces optent pour des périodes et des zones de vol qui leur garantissent conditions de levage favorables.

Les oiseaux optimisent la soutien du vent lors de la sélection de leurs itinéraires de traversée maritime, tout en choisissant une altitude plus élevée lorsqu’un support de vent adéquat est disponible. Cela signifie que « Parcours intelligents » que les oiseaux suivent sont soutenus par une combinaison de deux facteurs : le vent et l’altitude.

Le rôle de l’élévation

Pourquoi est-ce que élévation? Les conditions de portance favorables permettent à la traversée en mer d’être moins gourmande en énergie, en réduisant la traînée. Bien que l’on pensait auparavant que l’impact du soulèvement était faible ou absent à la surface de la mer, de nouvelles recherches ont montré qu’il joue un rôle important pour les oiseaux.

D’autre part, les découvertes confirment également que de nombreux oiseaux terrestres dépendent du soutien atmosphérique pour achever leurs migrations au large, marquant la vulnérabilité qu’ils présentent face à tout changement dans les schémas de circulation atmosphérique de la Terre.

Référence

L’interaction du vent et du soulèvement facilite le vol au-dessus de l’eau chez les oiseaux planeurs facultatifs. Nourani et al. Actes de la Royal Society B (2021) .DOI : https : //doi.org/10.1098/rspb.2021.1603

photo: une épervier d’Éléonore survolant l’îlot d’Alegranza, dans l’océan Atlantique. En dépit d’être de puissants aviateurs, les faucons sont très sélectifs pour soutenir les vents pendant la migration transocéanique. Crédit : Wouter Vansteelant.

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