‘El Maestro’ Tabárez, à deux pas de l’adieu

C’est un oui mais non. L’Association uruguayenne de football (AUF) a ratifié son entraîneur, Oscar Washington Tabárez, pour les deux matches de qualification pour la Coupe du monde en novembre (contre l’Argentine à Montevideo et la Bolivie, sur les 4000 mètres à La Paz), mais il a déjà été condamné. L’entraîneur actuel de l’Internacional, de Porto Alegre, Diego Aguirre, prendra ses fonctions à partir de décembre, à la fin de la saison sud-américaine.

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L’infraction consécutive de 7-1 de l’Argentine (3-0) et du Brésil (4-1) a mis le ‘Prof’ en situation de non retour. Ce sont deux défaites très douloureuses, non seulement à cause du gros score contre les deux superpuissances du continent mais parce que, dans les deux matchs, La Celeste a été dépassée. Les charrúas n’ont ajouté que 1 des 9 derniers points en jeu, ils occupent la cinquième position, qui n’autorise que les play-offs, et leur image est plus qu’inquiétante.

Tout indique que le football uruguayen se prépare à un changement d’ère. A 74 ans et étant un exemple de dignité dans son combat contre le syndrome de Guillain-Barré, (une maladie auto-immune très rare qui s’attaque au système nerveux), le technicien est une institution dans son pays, où il est respecté pour son travail et la valeurs qu’il transmet.

Tabárez et Tite lors du dernier Brésil-Uruguay disputé le 14

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Il mène la Celeste depuis 15 années consécutives dans cette deuxième étape, ce qui lui a permis d’être reconnu par deux records Guinness : celui d’être l’entraîneur qui a dirigé le plus de fois une seule équipe (il a déjà cumulé 222 matchs) et celui qui a été le plus souvent en Coupe du monde avec la même équipe (c’était quatre fois, en 1990, 2010, 2014 et 2018).

Personne ne conteste l’héritage du « Maestro », qui a une nouvelle fois récupéré la hiérarchie d’une équipe double championne du monde : qui a terminé quatrième en Afrique du Sud 2010 et a remporté la Copa América 2011 en Argentine un an plus tard. Sa capacité à créer et fédérer des équipes avec plusieurs générations de footballeurs est incontestable. Tabárez il a une place réservée dans l’histoire uruguayenne. Au cours des dernières décennies, il a joué un rôle de premier plan dans la revitalisation du « miracle uruguayen‘, un pays avec seulement 3,4 millions d’habitants qui a l’incroyable compétence de produire des talents de football de classe mondiale.

UN PROBLÈME DE FOOTBALL

La Céleste ne tire pas. La baisse est évidente et va bien au-delà du vieillissement du duo Luis Suarez et Edinson cavani (tous deux âgés de 34 ans) et Godin (avec 35) comme fiefs de l’équipe. Ce n’est pas une question de génération mais de football.

Tabárez ne trouve pas la clé pour enchaîner une équipe avec de bons osiers et des jeunes de descendance dans leurs clubs respectifs.

En défense, le matelas Giménez Il n’a que 26 ans et maintenant le Blaugrana a émergé Ronald Araújo (avec 22). Et dans le noyau il y a des joueurs talentueux comme le double pivot qui composent le madridista Fede Valverde (23 ans) et le Juventino Bentancour (24 ans) ou Depuis Arrascaeta (27 ans), qui triomphe dans le super Flamengo qui s’apprête à disputer sa deuxième finale Libertadores en trois ans, et De la Croix (24 ans), pièce fondamentale pour le Poupée Gallardo dans le River Plate, et au-dessus il y a, par exemple, Darwin Nunez (22 ans), qui suscite l’intérêt de la moitié de l’Europe et que Benfica ne retiendra guère l’été prochain. Il y a du matériel humain. Il s’agit maintenant de les réunir et de les faire performer.

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