Emmanuel Macron a averti que l’escalade de la querelle avec le Royaume-Uni causerait un « mal de tête majeur » à la Commission européenne | Monde | Nouvelles

Le président français Emmanuel Macron a le pouvoir de provoquer un « mal de tête majeur » pour la Commission européenne au milieu de la querelle en cours entre Paris et Londres au sujet des accords de pêche dans la Manche après le Brexit. La France a menacé de réduire les exportations d’énergie vers les îles anglo-normandes dans un différend sur le nombre de licences de pêche attribuées aux chalutiers français. Dave Keating de France24 a fait valoir que si la France choisissait d’intensifier le conflit, la Commission européenne serait obligée de jouer un « rôle plus actif ».

M. Keating a déclaré à France24 : « Je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu beaucoup de coordination entre la Commission et Paris à ce sujet.

« Cela donne vraiment l’impression que la France agit seule.

« Et j’ai l’impression que la Commission trouve en fait tout ce bruit de sabre inutile parce que cela se déroule dans le contexte de nombreuses exigences du traité que le Royaume-Uni ne remplit pas et que la Commission a vraiment les mains pleines, surtout avec l’Irlande du Nord protocole.

« Ce problème de pêche est relativement petit, c’est un petit nombre de navires dont nous parlons ici. »

Le correspondant bruxellois de France24 a ajouté : « C’est extrêmement important pour la France, mais pour les autres États membres de l’UE, ce n’est pas aussi important.

« Cela étant dit, je pense que si cela s’étend au domaine de l’énergie, la Commission va s’y intéresser davantage comme je l’ai dit, c’est le droit de la France de bloquer ces importations et d’avoir des contrôles plus poussés.

« Mais si la France agit sur sa menace de commencer à couper les exportations d’énergie vers le Royaume-Uni, vers l’île de Jersey, en particulier ou vers le Royaume-Uni en général, cela reste la prérogative de la France de le faire.

« Mais ce serait un casse-tête majeur pour la Commission. »

« Mais en général, je n’ai pas l’impression qu’il s’agit d’une routine coordonnée, bon flic mauvais flic entre la Commission et la France.

« En fait, je pense que c’est juste très important pour la France et la France agit seule. »

Il survient au milieu d’une querelle féroce entre le Royaume-Uni et la France au sujet des accords de pêche dans la Manche après le Brexit.

Les autorités françaises ont saisi jeudi le chalutier britannique à pétoncles Cornelis, affirmant que le navire avait pêché dans les eaux françaises sans permis.

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