Emmanuel Macron admet sa défaite électorale alors qu’il brouille une alliance de dernière minute | Monde | Nouvelles

Le parti présidentiel français, La République en Marche (LREM) a été contraint de s’associer aux Républicains affiliés au PPE pour les élections régionales de juin dans la région sud de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’alliance a été considérée comme une reconnaissance claire au sein du parti au pouvoir de M. Macron qu’il est trop faible pour gagner à lui seul certaines régions clés avant les élections présidentielles de 2022.

La jeune ministre Sophie Cluzel, candidate régionale de la LREM, se présentera ainsi sur le même ticket dirigé par Renaud Muselier des Républicains, président de l’assemblée régionale.

Le Premier ministre Jean Castex a déclaré que M. Muselier avait proposé l’alliance, à laquelle M. Macron avait répondu « très positivement ».

Le duo affrontera le Rassemblement national de droite (RN), le parti de Marine Le Pen, qui a recueilli en 2015 45% des voix dans la région.

Depuis son échec en 2017 à affronter Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, Marine Le Pen est en constante transformation.

Dans un sondage publié par l’Ifop début avril, Mme Le Pen devait recueillir 28% des voix au premier tour des élections de 2022 – devant les 24% de M. Macron.

En octobre, le score était de 24 pour Le Pen et de 23 pour cent pour l’actuel président.

Les élections régionales des 13 et 20 juin seront un test décisif pour le parti souverainiste.

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Fabien Engelmann, maire de Hayange (Moselle) depuis 2014 et conseiller régional RN pour la région Grand-Est a déclaré à Euractiv: «Toutes les élections sont un tremplin, le RN devrait gagner une ou plusieurs régions pour montrer de quoi il est capable. . « 

Il a affirmé qu’abandonner l’idée de quitter la zone euro, adoptée en 2017 mais Mme Le Pen, était un bon signe pour le parti.

Il a ajouté: « Nous pouvons rester dans l’Union européenne, c’est à chaque parti national souverainiste d’envoyer un maximum de députés européens à Bruxelles pour défendre sa vision. »

Pour aggraver les choses pour le président français, son parti a interdit à une femme musulmane de se présenter comme candidate sur son billet à une élection locale après avoir porté un foulard islamique pour une photo qui figurait sur un dépliant de campagne.

LREM a déclaré que la ligne du parti était que dans la France laïque, il ne devrait y avoir aucune place pour l’affichage ouvert de symboles religieux sur les documents de campagne électorale.

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Stanislas Guerini, secrétaire général du parti, a déclaré à la radio RTL: « Cette femme ne sera pas candidate d’En Marche ».

La loi française n’interdit pas le port du hijab ou d’autres symboles religieux sur les images figurant sur les dépliants de campagne.

L’épisode illustre à quel point la place de l’islam dans la société française est un sujet sensible avant le scrutin présidentiel de l’année prochaine, le principal défi à une candidature à la réélection de Macron venant de l’extrême droite.

M. Macron, qui s’est vanté de la composition multiculturelle et ethniquement diversifiée de son parti naissant après sa victoire électorale de 2017, a mis en garde contre la menace croissante du séparatisme islamiste pour les valeurs fondamentales de la France et l’unité de la République.

L’affaire sur l’affiche de la campagne a éclaté après que Jordan Bardella, le numéro deux du parti de Le Pen, a tweeté une copie du dépliant avec le message: « Est-ce ainsi que vous combattez le séparatisme? »

M. Guerini a répondu directement sur Twitter, exigeant que le dépliant soit retiré ou que la candidate Sara Zemmahi perde le soutien du parti.

Un responsable de LaRem proche de M. Guerini a déclaré que Mme Zemmahi serait officiellement informée de la décision du parti par écrit.

La réponse du parti a ouvert d’âpres divisions au sein de LREM.

La députée LREM Caroline Janvier a tweeed: « Indigne. Courir après les votes (d’extrême droite) ne fera que faire prévaloir leurs idées. Trop c’est trop.

Un autre législateur du parti, Roland Lescure, a déclaré à .: « C’est un sujet explosif. L’islam politique est une réalité, c’est une menace mijotée dans certains quartiers et nous devons être très fermes. »

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