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Héros olympiques : Alberto Juantorena

26/07/2021 à 7h11 CEST

Alberto Juantorena Je viendrais à l’athlétisme tard, très tard. Rêvant depuis l’adolescence d’être une star du basket, à 20 ans, il se retrouvera face à face avec la réalité lorsque ses propres entraîneurs le pressent de quitter le panier. Il n’avait ni conditions ni qualité technique. Bien sûr, malgré ses 1,92 mètre, quand il fallait courir, personne ne le faisait aussi vite que lui.

Un beau jour, le destin l’aurait Zygmunt Zabierzowski, un entraîneur polonais qui avait découvert les sprinteurs à succès dans son pays et qui travaillait maintenant comme entraîneur à La Havane, a attiré votre attention sur ce grand garçon aux longues jambes et aux grandes foulées. Il l’a convaincu de faire un test de 500 mètres et, portant des chaussures de basket-ball, Juantorena a fait un ” super moment “. Zabierzowski Il a tout de suite su qu’il avait un diamant brut et n’a pas hésité à lui dire : « Mec, tu as du talent & rdquor ;.

UN ATHLÈTE EST « NÉ »

Il n’aurait pas tort. Juste un an plus tard, Alberto Juantorena il était aux Jeux de Munich de 1972 représentant Cuba. Sa démarche serait éphémère, étant éliminé en demi-finale du 400 mètres, la seule course à laquelle il a participé. Mais le meilleur est encore à venir. Sa progression sur le tartan allait être imparable et, à Montréal 1976, il fut le protagoniste d’un exploit qu’aucun athlète n’avait jamais réalisé et qui se poursuit encore aujourd’hui : conquérir l’or sur 400 et 800 mètres dans les mêmes Jeux, une course cette dernier qui reviendrait à la mémoire de l’Olympisme pour avoir été joué comme s’il s’agissait d’un test de vitesse et non en arrière-plan.

Les deux distances sont considérées comme incompatibles pour les athlètes car elles nécessitent un physique, une stratégie et une préparation très différents. Mais Juantorena l’a rendu possible. Ses 2 mètres et 74 centimètres de foulée, sa façon élégante de courir et, bien sûr, ses pattes longues et particulières ont captivé le monde lors de l’événement canadien. Après cet exploit, il apparaît dans ses troisièmes Jeux, ceux de Moscou 1980, sanctionnés par des compétitions excessives et un calvaire d’opérations sur le tendon d’Achille. Malgré tout, avec des « fers » dans ses chevilles meurtries, la médaille lui a échappé lors de la finale du 400 mètres, où il a terminé quatrième. Incombustible, le sprinteur cubain va continuer à se battre sur la piste et, à 33 ans et toujours dans une forme fantastique, il veut mettre la touche finale à sa carrière aux JO de Los Angeles de 1984. Mais son pays, Cuba, l’en empêchera en rejoindre le boycott de l’URSS. Alberto Juantorena, ardent défenseur du régime communiste de Fidel Castro, se pliera à la décision avec discipline et, peu de temps après, mettra un terme à sa carrière.

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