India Inc ne peut plus ignorer les chocs climatiques

Changement climatique, Inde IncLe renforcement de la résilience des entreprises au changement climatique doit être considéré comme un mandat partagé pour une économie plus résiliente.

Par Rohit Jain et Anu Jogesh

Selon au moins une estimation, l’Inde a perdu environ 80 milliards de dollars au cours des 20 dernières années à cause de catastrophes liées au climat. Et ce nombre devrait augmenter. Mais les entreprises indiennes sont-elles suffisamment conscientes des risques climatiques et ont-elles mis en place des mécanismes pour y faire face ? Ou les entreprises vont-elles rattraper leur retard ?

Les données climatiques disponibles soutiennent une augmentation de l’ampleur et de la fréquence des événements liés au climat, qui devraient affecter davantage la productivité agricole, affecter les infrastructures et les services, réduire la productivité de la main-d’œuvre, perturber la chaîne d’approvisionnement et entraîner des pertes financières pour les entreprises. Les retombées économiques de la transition mondiale vers une économie à faible émission de carbone sont tout aussi coûteuses à l’avenir. Le récent rapport du CDP a calculé que 42 entreprises indiennes prévoient ensemble? 7,14 lakh crore menacés par le changement climatique. Il est donc impératif que le secteur public et le secteur privé reconstruisent de manière durable, en gardant un œil sur la cartographie et la gestion des futurs chocs liés au climat.

À l’échelle mondiale, le secteur privé a appuyé la Task Force for Climate Related Financial Disclosures ou TCFD. La TCFD est considérée comme une plate-forme et un cadre clés permettant aux entreprises d’évaluer, de gérer et de divulguer les impacts financiers du changement climatique. En Inde, 43 entreprises ont adhéré au TCFD, avec 72% des signataires indiens à bord en 2020 et 2021. Plusieurs facteurs sont probablement à l’origine de ce nouvel élan, notamment une plus grande sensibilisation au niveau du conseil d’administration, la pression croissante des investisseurs et les impacts climatiques de plus en plus perturber la continuité des activités.

Ainsi, India Inc a commencé à reconnaître les risques climatiques pour les entreprises ; cependant, des efforts concrets restent à faire. Bien qu’il y ait une plus grande dynamique autour des rapports ESG, les initiatives des entreprises ont tendance à se concentrer sur la conduite de l’intendance plutôt que sur la gestion des risques importants pour les opérations et les chaînes de valeur. De plus, les rapports de développement durable sont largement disparates et ne permettent aucune comparabilité ou analyse comparative de l’industrie. Enfin, très peu d’entreprises quantifient leurs risques climatiques actuels et futurs en termes financiers. Pour les entreprises en croissance qui souhaitent lutter contre le changement climatique, il existe deux défis clés ; l’accès limité à des ensembles de données et des outils complexes pour évaluer leurs risques, et l’absence d’un cadre ou d’un mandat gouvernemental pour entreprendre ces efforts.

Ces goulots d’étranglement doivent être résolus. Premièrement, pour renforcer l’appétit pour l’action, les parties prenantes de l’espace climatique et commercial doivent se réunir pour sensibiliser et faire une analyse de rentabilisation autour des coûts économiques de l’inaction climatique.

Deuxièmement, les entreprises qui s’engagent à en faire plus doivent tirer parti des efforts mondiaux pour créer des cadres et des méthodologies permettant aux entreprises d’évaluer et de divulguer leurs risques climatiques. En outre, les assureurs et les intermédiaires d’assurance disposent de données sophistiquées sur l’exposition aux risques et les pertes pour quantifier les risques physiques.

Enfin, en termes de mandat du secteur public, bien que l’Inde n’ait pas officiellement approuvé la TCFD, récemment, deux initiatives clés ont fourni une certaine impulsion réglementaire. SEBI a publié son dernier format de rapport sur la responsabilité des entreprises et la durabilité (BRSR), et RBI a rejoint le réseau des banques centrales et des superviseurs pour l’écologisation du système financier (NGFS). Les directives BRSR, applicables aux 1000 premières entreprises par capitalisation boursière, exigent des entreprises qu’elles divulguent leur consommation d’énergie et d’eau, et rendent compte de leurs plans de réduction des émissions de GES. Plus généralement, les lignes directrices demandent aux entreprises de quantifier les risques et opportunités importants pour leurs activités. En outre, l’adhésion de la RBI au NGFS devrait être la première étape pour la banque centrale dans l’application des meilleures pratiques mondiales en matière de gestion du risque climatique pour le secteur financier.

Le renforcement de la résilience des entreprises au changement climatique doit être considéré comme un mandat partagé pour une économie plus résiliente. Il est impératif que les efforts actuels de relance économique, à la fois par le secteur public et privé, mettent en place des systèmes et des processus de gouvernance pour mieux intégrer les risques climatiques.

Jain est à la tête de l’Inde, et Jogesh est avec le Climate and Resilience Hub, Willis Towers Watson
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