« Je ne sais rien de Schumacher, je n’ai pas plus d’informations que ce qui est connu »

03/07/2021 à 10:34 CEST

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L’Espagnol Fernando Alonso (Alpine), double champion du monde de Formule 1, est revenu cette année, après deux absences, dans la catégorie reine ; avec l’équipe avec laquelle il a fêté ses deux titres (2005 et 2006, alors rebaptisé Renault).

Dans la deuxième partie d’un entretien exclusif avec l’agence . qui s’est déroulé au Red Bull Ring de Spielberg, qui accueille ce week-end le Grand Prix d’Autriche, le brillant pilote asturien explique qu’il ne croit pas que beaucoup de choses vont changer ici. à la fin de la saison ; de ses expériences au WEC et au Dakar ; et le peu d’informations dont il dispose sur la star qu’il a détrônée, le septuple champion du monde allemand Michael Schumacher, encore convalescent du grave accident de ski qu’il a subi fin 2013 à Méribel, dans les Alpes françaises.

Question : Que pensez-vous qu’il puisse se passer d’ici la fin de la saison ?

Réponse : Rien.

Q : Est-ce que ce sera plus ou moins similaire à ce que nous avons vu jusqu’à présent ?

R : Chaque course sera exactement la même. Les voitures sont déjà pratiquement gelées en vue de l’année prochaine. Toutes les équipes se concentrent sur 2022 ; Et nous courons tous les quinze jours dans un endroit différent du monde, mais si l’année dernière Mercedes a gagné, alors Red Bull est parti, puis il y a eu McLaren, puis Aston Martin, Renault, Ferrari, Alpha Tauri, Alfa Romeo, puis Haas et enfin Williams. .. .

Après tout 2020 et jusqu’à présent en 2021 sans rien changer, les gens qui pensent que quelque chose va changer au second semestre 2021, c’est qu’ils ne comprennent pas la Formule 1.

Q : Entre votre départ et votre retour en F1, vous avez participé avec succès à des épreuves comme le WEC (Championnat du Monde d’Endurance) ; les 24 Heures du Mans, la Daytona, le Dakar… De tout ça, qu’est-ce qui a été le plus fun et le plus exigeant ?

R : Le plus amusant a été Le Mans et le WEC (qu’il a remporté avec Toyota), car le plaisir est étroitement lié au succès et aux victoires ; et donc ce fut une année très productive en course. Et être à nouveau champion du monde en 2019, c’était très spécial de le vivre. Les deux victoires au Mans étaient aussi des courses mythiques.

Et en dehors de la Résistance je dirais le Dakar, car c’était aussi une belle expérience. Pas seulement au niveau professionnel, mais au niveau personnel. C’était un défi, traverser tout un pays, le désert, avec un copilote à côté de soi… et vivre un peu la partie la plus humaine du sport automobile aussi.

Q : Qu’y a-t-il de plus amusant dans la Formule 1 que tout cela, si vous le voyez de cette façon ?

A: Non, du point de vue amusant, je pense que c’est à égalité. Je ne pense pas que vous ayez plus de plaisir à piloter une Formule 1 qu’une autre voiture d’une autre catégorie. Ce qu’il a, c’est cette position privilégiée d’être considéré comme le plus haut et le plus prestigieux du monde automobile; et le plus souvent aussi.

Il a cet attrait, d’être au « top ». Et un peu, de par ma carrière et mon apprentissage sur les circuits, c’est la catégorie dans laquelle je me sens le plus à l’aise, car tout mon pilotage a été développé en Formule 1.

Si je vais au Dakar je suis un peu hors de mon environnement, hors de ma zone de confort… le retour en Formule 1 c’est parce que c’est un endroit plus naturel pour moi, mais en termes de plaisir j’espère m’amuser pour de nombreuses années; et il sortira sûrement de la F1 à l’avenir.

Q : Et en Formule 1, combien d’années de plus voyez-vous ici ?

R : Je n’ai pas de but ou d’objectif clair. Mais bon, autant que je peux, sûrement; ou ceux que j’ai envie. En ce moment si je devais dire, je me vois pendant de nombreuses années ; parce que j’ai l’air bien, je l’apprécie ; et avec les nouvelles règles de 2022, il va y avoir ce bug pour voir comment ça se passe.

Et même si ça se passe bien, régulier ou mal l’année prochaine, en 2022 ; il y aura aussi beaucoup d’espoir pour 2023. Parce que lorsqu’il y a un nouvel ensemble de règles, les deux ou trois premières années sont des années où tout doit se stabiliser. Il peut donc encore y avoir de gros changements ; et il y a sûrement un petit appétit à suivre.

Q : Avec tout le respect que je vous dois et ne sachant pas si vous pouvez ou savez répondre à cette question. Savez-vous comment va Michael Schumacher et si nous le reverrons en public ?

R : Rien. Je ne sais rien. Je pense que nous savons tous la même chose : les informations qui nous parviennent, les compte-gouttes. Mais nous n’avons pas plus d’informations, nous en avons.

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