Jeux Olympiques 2021 : Un gouvernement renversé avec la famille olympique et paralympique

Quand j’aurai atterri à Tokyo, ce qui est pour moi une immense fierté, et qu’il ne restera plus qu’un jour avant que le stade national de la capitale japonaise accueillera la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques les plus atypiques de l’histoire, je voudrais regarder en arrière pour voir le chemin parcouru.

La pandémie de COVID-19 a fait irruption dans nos vies en 2020, emportant trop de vies, trop d’objectifs et le rêve étrange dans son sillage. L’incertitude s’est emparée de nos athlètes, qui ont vu l’objectif du Japon s’éloigner de leur calendrier. Ce furent pour eux des jours de doutes, d’agitation et d’inquiétude. Des jours de dur labeur et des jours où il a fallu chercher des solutions à des problèmes que nous n’avions jamais imaginés auparavant. Un chemin dans lequel nos athlètes ont trouvé un gouvernement axé sur le sport.

Les mois ont passé, l’élaboration des protocoles sanitaires en collaboration avec le reste du tissu sportif a permis petit à petit le retour des compétitions. Le Conseil supérieur des sports (CSD) a lancé le programme Concentrates in Tokyo afin de s’assurer que l’incidence de la pandémie n’affecte pas l’entraînement et la dernière phase de préparation des Olympiens et des Paralympiques. Nous ouvrons les Centres de Haute Performance sous des mesures de protection sévères.

La décision du CIO de reporter les Jeux a donné du sens à la gestion du temps. La priorité a toujours été la protection de l’intégrité et de la sécurité de nos athlètes. Parallèlement, le Conseil Supérieur des Sports a promu des mesures sur le plan économique pour assurer une préparation adéquate de nos Olympiens et Paralympiens.

La continuité des bourses ADO a été approuvée. Aucun athlète n’a été laissé sans son affectation. Le gouvernement a garanti les montants nécessaires pour compléter l’aide avec un poste supérieur à 7,2 millions d’euros. Les budgets généraux de l’État ont collecté la plus grande dotation économique de l’histoire de notre sport depuis Barcelone 92, avec des chiffres record de subventions pour les fédérations sportives et pour le quotidien des centres techniques de haute performance et sportifs.

Le Comité olympique espagnol (COE) et le Comité paralympique (CPE) ont reçu respectivement 4,7 et 1,9 millions d’euros pour la préparation de ces Jeux

José Manuel Franco

Le Comité Olympique Espagnol (COE) et le Comité Paralympique (CPE) ont reçu respectivement 4,7 et 1,9 millions d’euros pour la préparation de ces Jeux, ce qui représente une augmentation de 400 % par rapport au cycle olympique précédent. Pour la première fois dans l’histoire de notre sport paralympique, les prix des médailles seront cofinancés entre le CPE et le CSD, répondant ainsi à une revendication historique.

Par ailleurs, l’arrivée des fonds européens de relance économique a un horizon prometteur. L’Espagne a été le seul pays de l’Union européenne qui a placé le sport comme l’un des axes sur lesquels pivoter la transformation et l’évolution de notre économie. Ce sera plus de 300 millions d’euros pour les prochaines années, 49 millions cette année.

Des ressources pour que le sport espagnol continue de croître, avec les encouragements de tous. Nos athlètes arrivent à Tokyo après avoir surmonté de nombreuses difficultés en cours de route, mais avec l’engagement ferme d’un gouvernement et d’une société engagés dans le sport.

Grâce à l’étroite collaboration avec les autorités sanitaires et le ministère de la Défense, la délégation espagnole débarque au Japon vaccinée contre le COVID-19 et après plusieurs semaines de concentrations de bulles éviter tout contact avec des personnes étrangères à sa préparation.

Les Jeux de Tokyo ont déjà révélé la capacité d’effort, de résilience et de sacrifice de nous et de nos athlètes. Sur le chemin où ils ont toujours compté sur la volonté et la compagnie du gouvernement et de la société espagnols. C’est ainsi qu’ils ont pu le sentir dans les adieux prononcés au Palacio de la Moncloa et devant Leurs Majestés les Rois.

Parier sur le sport est le meilleur moyen d’investir dans l’avenir

José Manuel Franco

Tous reviendront de Tokyo avec le triomphe du devoir accompli. Ils apporteront aussi médailles, diplômes, participation aux finales… Mais surtout reviendront avec l’honneur d’avoir représenté leur pays de la meilleure façon possible, montrer au monde l’aspiration éternelle du sport à un monde plus juste, plus égalitaire et plus engagé.

Du gouvernement, nous nous sommes engagés à faire le plus grand effort d’investissement dans l’histoire du sport espagnol. Et je parle d’investissement, pas de dépenses. Parier sur le sport et sur nos athlètes est le meilleur moyen d’investir dans notre avenir. Nous sommes convaincus du grand retour économique de ce pari, en termes de notoriété internationale, de prétention touristique sûre et de qualité ou de génération de richesse. Nous sommes convaincus et nous sommes fiers.

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