Journée mondiale du myélome multiple, un cancer incurable mais traitable

09/05/2021 à 13:01 CEST

Les Le myélome multiple (MM) est un cancer du sang complexe et hétérogène. Bien qu’il n’y ait pas d’analyses épidémiologiques en Espagne, on estime que 3 000 nouveaux cas de myélome multiple sont diagnostiqués chaque année.

Ce chiffre fait de lui le troisième cancer du sang le plus fréquent. Derrière les lymphomes, avec 10 000 cas, et les leucémies, avec 6 000.

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Le myélome multiple est causé par prolifération maligne des plasmocytes, un type de globule blanc qui fabrique des anticorps pour combattre l’infection.

Lorsque ces cellules se reproduisent de manière incontrôlable ils occupent l’espace réservé au reste des anticorps, les empêchant d’effectuer leur travail de vaccination.

Cette maladie touche principalement personnes de plus de 65 ans et représente 10 % de tous les cas de cancer du sang.

Symptômes du myélome multiple

De la Société espagnole d’hématologie et d’hémothérapie (SEHH), ils soulignent certains des symptôme qui peuvent vous alerter de la présence possible de cette maladie :

Étouffement ou difficulté à respirer (dyspnée) Au fur et à mesure que la prolifération des plasmocytes déplace les cellules normales (globules rouges, leucocytes et plaquettes), une anémie apparaît. Cela provoque une fatigue et une faiblesse chez le patient, une perte d’appétit et de poids, des douleurs osseuses et/ou des fractures spontanées, causées par les cellules myélomateuses libérant des substances qui endommagent les os provoquant l’ostéoporose.

De plus, à partir du SEHH, ils ajoutent que le myélome multiple peut provoquer des lésions rénales causées par l’anticorps anormal qu’il produit et des infections, car le myélome empêche la production d’anticorps normaux pour les combattre.

Pour diagnostiquer la maladie les tests les plus courants effectués par les spécialistes sont:

Analyses de sang et d’urine Aspiration de moelle osseuse Si le patient a des problèmes osseux, des radiographies, des IRM et des tomodensitogrammes sont effectués.

Des traitements multiples améliorent la survie

Pour le moment, Il n’y a AUCUN traitement curatif pour cette maladie. Lorsque la pathologie est diagnostiquée, le traitement le plus courant est l’association d’une chimiothérapie et d’une autogreffe de cellules souches hématopoïétiques.

Heureusement, l’arsenal pharmaceutique destiné à traiter les patients atteints de myélome multiple la survie globale s’est améliorée. Actuellement, il y a jusqu’à 25 000 cas actifs sous traitement.

De plus, « il est désormais possible d’identifier à la fois les patients à haut risque et les patients avec des réponses très durables », explique Juan José Lahuerta, hématologue à l’Institut de recherche de l’hôpital universitaire 12 de Octubre (Madrid) et coordinateur de la Groupe Myélome, du Programme Espagnol de Traitements Hématologiques (GEM-PETHEMA).

Dans le but d’aider et de soutenir les professionnels de l’hématologie en Espagne afin que leurs patients atteints de myélome multiple soient évalués, suivis et traités de manière homogène et de la meilleure manière possible, GEM-PETHEMA développe le Guide national du MM.

Cette publication a l’approbation de la Société espagnole d’hématologie et d’hémothérapie (SEHH) et « vise à refléter la situation actuelle du diagnostic et du traitement des patients atteints de MM dans notre pays, d’établir des recommandations pour choisir le traitement le plus approprié dans chaque cas selon le preuves disponibles et faciliter l’accès aux traitements dans l’ensemble du réseau hospitalier, entre autres », précise l’expert.

Comme ce guide le recueille, il existe actuellement un grand nombre de traitements pour le myélome multiple qui sont en cours de test et de développement, « certains d’entre eux seront disponibles à court et moyen terme », explique Lahuerta.

Ils se démarquent d’eux nouveaux médicaments, tels que le selinexor, le vénétoclax, le melflufen ou l’iberdomide, et les thérapies avancées, telles que les inhibiteurs bispécifiques des cellules T (BiTE) et les thérapies CAR-T.

Les deux ont montré taux de réponse similaires (entre 70 % et 80 %, voire plus) chez les patients atteints de myélome multiple sans autres alternatives thérapeutiques.

Et bien que le la durée de réponse est limitée Dans ce groupe de patients, il ne fait aucun doute que les premiers essais cliniques apporteront des améliorations très importantes aux perspectives de la maladie.

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