La précarité de l’emploi touche 94% des jeunes

21/10/2021 à 17h47 CEST

.

Les données sur la précarité et l’instabilité de l’emploi dont souffrent les jeunes sont stupéfiantes. Seuls 6,2 % des contrats signés par les jeunes de moins de 25 ans en juillet étaient permanents, soit moins de 9 % de la moyenne de l’ensemble des contrats, selon le données publiées par le Service public de l’emploi de l’État (SEPE). Des preuves numériques qui montrent la situation difficile que traverse aujourd’hui la grande majorité des jeunes.

C’est aussi contradictoire que c’est vrai, les jeunes, en plus d’avoir une formation plus importante et meilleure et une facilité innée pour les nouvelles technologies, sont ceux qui occupent la pire situation sur le marché du travail. Des contrats temporaires, des planchers minimaux, de faux freelances, des contrats de stage plus longs que d’habitude et à coût nul, et finalement, des emplois pour ceux qui sont surqualifiés et non mérités à la fois.

Au mois de juillet, les jeunes ont signé 466 452 contrats -116.730 ceux entre 16 et 19 ans et 349.722 ceux entre 20 et 24 ans-, dont seulement 28.808 étaient indéfinis.

Les reste des contrats de ce groupe Il a été encadré, principalement, dans des circonstances éventuelles dues à la production (247 579, 53,1% du total), au travail ou au service (155.451, 33,3%) et intérimaire (23 753, 5,1%). Les contrats de stage s’élèvent à 6 717, 1,4 % du total, et les contrats de formation, 1 670, 0,4 %.

Les données montrent que le groupe des jeunes reproduit, encore plus intensément, la tendance générale à l’embauche en juillet, alors que 50,3 % des contrats étaient temporaires en raison de circonstances de production et 35,3 %, de travail ou de service.

Par secteurs, les jeunes ont été embauchés surtout dans les services, avec 373 201 entreprises, 80% du total -très devant l’industrie (49 705), l’agriculture (29 719) et le bâtiment (13 827) -, un pourcentage qui grimpe à 89,4% chez les femmes et chute à 71,9% chez les hommes.

Dans le secteur des services, l’embauche permanente de jeunes a été encore plus bas qu’au niveau général du collectif, de seulement 5,1%.

Le gouvernement a parmi les priorités de moderniser le marché du travail simplification des types de contrats qui existent en Espagne, les laissant essentiellement en trois : une stable ou indéfinie -qui cherche à la rendre la plus courante-, une autre temporaire et une autre pour la formation.

Il souhaite également durcir les sanctions en cas d’abus de contrats à très court terme ainsi que d’autres mesures. dans le cadre d’une réforme qui cherche à s’attaquer à la haute temporalité et la rotation du marché du travail espagnol, qui touche particulièrement les plus jeunes.

Hostellerie

Le secteur des services est également celui qui a ajouté le plus de contrats au niveau mondial, 1 353 298, 73,6% du total, bien qu’avec de grandes différences entre hommes (64,1 %) et femmes (35,9 %).

Plus précisément, près de deux contrats sur dix signés en juillet provenaient du secteur de l’hôtellerie -337.290 contrats : 258.590 en restauration et 78.700 en services d’hébergement-, ce qui reste néanmoins bien en deçà des données de 2019, avant la pandémie -lorsque 486.151 contrats étaient signé: 363 546 en restauration et 122 605 en hébergement.

Comme d’habitude, la grande majorité des contrats d’accueil étaient temporaires, avec seulement 19 265 d’entre eux indéfinis, 5,7% du total.

Les contrats commerciaux, également étroitement liés au tourisme, ont touché 200 894 entreprises, notamment pour la relance du commerce de détail (128 606), loin de 241 305 en juillet 2019.

Contrats de moins d’une semaine

En juillet, 396 009 contrats ont été signés pour durée inférieure à une semaine, 21,5 % du total, un pourcentage légèrement plus élevé chez les hommes (21,9 %) que chez les femmes (21,2 %).

Les contrats d’une durée maximale d’un mois ont totalisé 641,47, près de 35 % du total.

Par type de journée de travail, 650 686 contrats étaient à temps partiel, soit 35,4 % du total, avec prévalence beaucoup plus élevée chez les femmes (45,8 % du total des contrats signés par les femmes) que chez les hommes (26,6 %).

Share