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La prescription de l’IEA et la réalité de l’ambition nette zéro

L’AIE, incidemment, a précisé que ce qu’ils ont suggéré est « une » voie et non « la » voie bien qu’à son avis, c’est la voie la plus rentable, technologiquement faisable et socialement acceptable.

Par Somit Dasgupta

Le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sur la manière d’atteindre le net zéro d’ici 2050 vient de paraître. Pendant ce temps, plusieurs pays ont exprimé leur désir de devenir net zéro d’ici 2050 ; les émissions de ces pays représentent environ 70 % des émissions mondiales. Cependant, il ne se passe pas grand-chose sur le terrain et, comme le mentionne l’AIE, le fossé entre la rhétorique et la réalité se creuse. En outre, de nombreux auteurs ont exprimé l’avis que tous les pays ne peuvent pas atteindre l’objectif de zéro net d’ici 2050, car leur consommation d’énergie par habitant, à ce jour, est extrêmement faible. Le rapport de l’AIE reconnaît cet argument et déclare que tous les pays ne peuvent pas commencer et terminer leur initiative vers le zéro net simultanément. L’AIE reconnaît également que si le monde veut se rapprocher du zéro net, le transfert de technologie et le transfert de ressources financières sont impératifs.

Avant le rapport de l’AIE, il n’y avait aucune autre étude holistique disponible indiquant ce que tout doit être fait pour atteindre le zéro net. Nous avons, bien sûr, les objectifs de chaque pays indiquant le degré de réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) qu’ils essaieraient d’atteindre d’ici 2030/2050 environ. Ces objectifs, au mieux, nous donnent une image fragmentée de ce que fait chaque pays, mais il n’est pas nécessaire de joindre les points pour obtenir une image complète. Dans tous les cas, les objectifs fixés par les pays ne suffiraient pas à respecter l’accord de Paris de limiter la hausse des températures à 1,5°C centigrade d’ici 2100 par rapport à l’ère préindustrielle.
Le rapport de l’AIE est basé sur des jalons, et il y a 400 jalons cités prescrits, qui doivent être atteints d’ici 2050. Certains des principaux sont qu’aucun nouveau gisement de pétrole et de gaz ne serait approuvé après 2021, aucune nouvelle vente d’énergie fossile brûleurs à combustible après 2025, 1 020 GW d’ajouts solaires et éoliens seraient mis en place chaque année jusqu’en 2030, 50 % des ventes de camions lourds seraient électriques d’ici 2035, 50 % des bâtiments existants seraient réaménagés à des niveaux zéro carbone et tous sans relâche les centrales au charbon et au pétrole seraient supprimées d’ici 2040, plus de 90 % de la production industrielle lourde serait à faibles émissions d’ici 2050, etc.

Le modèle a calculé que pour progresser vers le zéro net d’ici 2050, d’ici à 2030, la capacité solaire et éolienne doit être multipliée par quatre (c’est-à-dire d’environ 250 GW aujourd’hui à un peu plus de 1 000 GW d’ici 2030), le nombre de centrales électriques voitures seraient 18 fois plus importantes (d’environ 3 millions à environ 55 millions), l’intensité énergétique du PIB diminuera d’environ 4 % chaque année (d’environ 4,5 MJ par dollar PPA à environ 3 MJ par dollar PPA, soit environ trois fois plus que ce qui a été réalisé au cours des deux dernières décennies). Le nombre de bornes de recharge publiques pour véhicules électriques doit passer de 1 million aujourd’hui à 40 millions en 2030.

D’énormes investissements doivent être réalisés dans des domaines tels que la capture et la séquestration directes du carbone, les électrolyseurs et les batteries avancées. Ces investissements comprendraient non seulement la recherche et le développement, mais également la mise en place de projets de démonstration.

L’AIE, incidemment, a précisé que ce qu’ils ont suggéré est « une » voie et non « la » voie bien qu’à son avis, c’est la voie la plus rentable, technologiquement faisable et socialement acceptable.

Cependant, en fin de compte, toute personne rationnelle peut se demander si tout cela est vraiment possible ou s’il s’agit d’un pur fantasme. Aucun jugement de valeur n’est porté et il appartient aux lecteurs de se faire leur propre opinion. Cependant, si l’intention de l’AIE était de nous montrer la dure réalité en termes d’efforts à déployer dès aujourd’hui (ce qui semble certainement être le cas), alors elle a clairement réussi sa mission.

L’auteur est Ancien membre, CEA, & Senior Visiting Fellow, ICRIER

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