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L’analyse du GP de France du MotoGP

16/05/2021

Activé à 16 h 44 CEST

1 / Márquez, la pluie et ses deux chutes

Le résultat final du GP de France ne reflète pas le potentiel que Marc Márquez a montré tout au long du week-end du Mans, dans lequel il a été très compétitif sous la pluie et moins sur le sec, mais il a montré que sa récupération est positive, en maintenant la progression qui a commencé avec son début de saison particulier à Portimao. Ses sentiments sont positifs, le rythme aussi et il lui manque juste la constance acquise en accumulant des kilomètres.

Marc a terminé cette course avec des moments brillants, qui nous ont rappelé le meilleur Márquez, avec d’autres pas tellement, comme les deux chutes qu’il a disputées dans une course qu’il a menée. La pluie, qui permet de conduire le vélo plus confortablement, sans utiliser autant de force, était une alliée. Il était le plus rapide en FP3 et nous l’avons vu mener la course avant sa première chute, moments qui nous invitent à l’optimisme.

2 / L’émergence de Miller et du festival Ducati

Le championnat est égal et très ouvert. En France, nous avons connu le cinquième changement de leader en cinq grands prix et, comme lors des courses précédentes, les détails font la différence. Alors que Viñales s’est “ noyé ” sous la pluie dans une course qu’il aurait pu remporter sur le sec parce que les Yamahas étaient supérieurs, Quartararo a enlevé l’épine de Jerez et Miller est devenu le premier Australien depuis Stoner en 2012 à remporter deux courses consécutives.

L’Australien, contre toute attente, a offert à Ducati la deuxième victoire de la saison, menant un doublé pour la firme italienne à laquelle personne ne croyait sec et dans laquelle Zarco était deuxième. Le potentiel de Ducati se reflète également dans le fait que Bagnaia, quatrième, n’est qu’à 1 point du leader, mais Miller et Zarco le suivent dans un classement où la marque de Borgo Panigale domine également chez les constructeurs et les équipes.

3 / Gas Gas et la première victoire en Coupe du monde

J’ai de nouveau été étonné par le potentiel du jeune Pedro Acosta, mais je dois avouer que j’étais particulièrement excité de voir comment une marque espagnole s’imposait dans la course Moto3, un exploit que nous n’avions pas vu depuis l’époque de Derbi, une marque avec qui Márquez a remporté son premier titre en 2010. Voir Gas Gas gagner une course, même si aujourd’hui elle appartient à KTM et que la moto est une réplique de l’Autrichien, c’était vraiment émouvant et sensationnel. La marque Girona, initialement dédiée au tout-terrain, au trial et à l’enduro, s’ouvre désormais sur de nouveaux horizons.

À cet égard, il ne faut pas mettre de mais dans le triomphe de Gas Gas, car on pourrait aussi se souvenir des succès de Manuel Poggiali avec Gilera, une moto qui était à cent pour cent une Derbi. Gas Gas, qui avait déjà remporté des victoires aux championnats du monde de Trial, Enduro et Supercross, a remporté une victoire en MotoGP depuis dimanche avec Sergio García Dols au Mans.

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