Le Festival de Cannes met le doigt sur la lutte contre le changement climatique

07/05/2021 à 09:30 CEST

Sous la devise « Le cinéma pour le climat & rdquor ;, le Festival de Cannes a décidé de s’associer à la lutte contre le changement climatique. Et dans un double sens : d’une part, réduire les émissions de carbone et de déchets, et de l’autre, il présentera une sélection de films sur l’environnement. L’organisation l’a expliqué par une phrase : « L’écologie de l’espoir sera également présente sur les écrans de La Croisette & rdquor ;, le boulevard où se déroule le Festival, à partir de demain jusqu’au 17.

« En 2021 et compte tenu de l’urgence de la situation, la protection de l’environnement est devenue l’une des principales préoccupations du « Festival de Cannes, et cela se reflète également dans sa sélection officielle », souligne l’organisation.

Pourtant, la défense de l’environnement avait déjà été entrevue auparavant au Festival, par exemple, lorsqu’Al Gore a été invité en 2007 pour présenter son documentaire « Une vérité qui dérange & rdquor ;, qui lui a valu l’Oscar, ainsi que dans de nombreux autres films, comme « La 11e heure & rdquor; ou encore « Ice on fire & rdquor ;, produit par Leonardo DiCaprio et dans lequel la catastrophe climatique était dénoncée.

Les organisateurs de la 74e édition du prestigieux festival du film ont sélectionné pour l’occasion un film de fiction et six documentaires.: deux voyages pleins d’activisme jeunesse, deux témoignages de catastrophes, des nouvelles d’Afrique, et une expédition au bout du monde pour montrer la beauté de la Terre.

Dans le but que l’événement et son organisation adoptent une perspective environnementale volontariste, raisonnée et réaliste, le Festival de Cannes a lancé une stratégie qui s’articule autour de deux enjeux prioritaires : réduction des émissions de dioxyde de carbone et gestion appropriée des déchets.

Ces deux axes fondamentaux seront travaillés en deux étapes : réduire à la fois les émissions et les déchets et agir dans les domaines où il n’est pas possible de les compenser. L’idée est de repenser totalement le Festival à travers une politique qui s’imposera « naturellement & rdquor; à long terme, bien que les premières « mesures importantes & rdquor ; Ils arrivent déjà cette année, souligne l’organisation.

Plus de voitures électriques et moins de consommation de papier

Plus de voitures électriques et moins de consommation de papier60% du parc de voitures officielles sera composé de véhicules électriques, et tous feront partie du parking existant, qui sera réutilisé pour le Festival. Les équipes artistiques seront encouragées à venir au Festival à pied, et les participants auront accès aux transports en commun de la ville grâce à un bon d’achat spécifique.

Le Festival réduira de 50% son volume habituel de tirages papier en recourant à la numérisation des publications et du box-office, la réduction des tirages et une distribution personnalisée « in situ & rdquor ;.

Plus : les services de restauration du Festival doivent respecter un cahier des charges « durable », qui comprend l’engagement de privilégier les produits frais et de saison, de miser sur des circuits courts de commercialisation, de proposer des alternatives végétariennes, de lutter contre le gaspillage alimentaire et de limiter autant que possible le gaspillage. possible.

La élimination totale des bouteilles d’eau en plastique (plus de 22 000 ont été consommés en 2019) seront mis en œuvre dès cette année. Et des fontaines à eau seront installées dans les différents espaces du Festival.

Concernant les articles promotionnels, l’organisation réexamine l’origine des produits dans la boutique officielle, pour étudier des alternatives de France et du reste de l’Europe. De plus, toutes les nouvelles seront principalement d’origine européenne.

Un tapis rouge entièrement recyclable et recyclé

Un tapis rouge entièrement recyclable et recycléMême le tapis rouge subira également des changements. La fréquence de changement du tapis rouge sera divisée par deux, économisant ainsi 950 kilos de matériel (47 % du volume habituel). De plus, il sera entièrement recyclable et recyclé. Dans le même temps, la moquette utilisée dans les espaces du Village International sera réduite de 24%.

Selon l’organisation, grâce aux procédures environnementales appliquées par le Festival et la ville de Cannes, une valorisation globale des déchets d’au moins 95% est aspirée. L’objectif est « super recyclage & rdquor ;. Pour cela, la récupération, le traitement et la réutilisation des matériaux par des acteurs du monde culturel local, provincial et régional sont à l’étude.

89 % de l’empreinte carbone de l’événement est due au déplacement des participants à Cannes et à leur hébergement. Pour compenser, L’accès au Festival sera désormais soumis au paiement d’une contribution environnementale de 20 euros (TVA non incluse). Le montant collecté sera utilisé dans son intégralité pour financer des projets locaux, nationaux et internationaux de compensation carbone.

Enfin, étant donné que la production de l’événement (préparation et montage, moyens techniques, produits dérivés) représente 11 % des émissions de carbone, le Festival de Cannes s’engage à les compenser en versant une contribution environnementale. Et pour assurer une « affectation pertinente et fiable & rdquor; A partir des fonds récoltés, un comité scientifique d’experts indépendants sera créé.

Le film environnemental sélectionné est :

« La Croisade (La Croisade) & rdquor;, de Louis Garrel (France)

Avec Louis Garrel, Laetitia Casta, Joseph Engel, c’est une œuvre de fiction dans laquelle les enfants prennent le pouvoir pour protéger la planète, contre la gentrification des adultes.

Les six documentaires sélectionnés sont :

« Marcher sur l’eau & rdquor ;, par Aïssa Maïga (Niger – France)

Dans un village victime du réchauffement climatique, une jeune fille, attendant la création d’un hypothétique puits, est contrainte de parcourir plusieurs kilomètres chaque jour à la recherche d’eau.

Démons invisibles & rdquor;, par Rahul Jain (Inde)

L’enfer écologique de la pollution à New Delhi et les « démons invisibles & rdquor; qui sont les particules fines dangereuses.

« Animal & rdquor ;, de Cyril Dion (France)

Deux adolescents engagés posent des questions de bon sens pour expliquer l’effondrement de la biodiversité et tenter de trouver des solutions.

« I Am So Sorry & rdquor ;, de Zhao Liang (France/Chine)

Les dangers de l’énergie nucléaire : un voyage de Tchernobyl à Fukushima qui rend la catastrophe tangible.

« Plus grand que nous & rdquor ;, de Flore Vasseur (France)

Une jeune fille indonésienne lutte contre la pollution plastique dans son pays lors d’un voyage qui l’emmène loin de chez elle.

« La Panthère des neiges & rdquor ;, de Marie Amiguet (France)

La recherche du léopard des neiges dans les hauts plateaux tibétains, où la force de la nature et la beauté du monde se rencontrent.

Site Internet du Festival de Cannes : https://www.festival-cannes.com/es

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