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Le gouvernement brésilien assure désormais que la Copa América n’est pas confirmée

01/06/2021 à 04:09 CEST

C’est le bolsonarisme : créer le chaos en permanence, remettre en cause toute décision et se mouvoir par des pulsions contradictoires, pour la plupart autoritaires. L’exécutif brésilien, avec la participation au plus haut niveau de l’extrême droite Jair Bolsonaro, négocié avec le président de la Conmebol, Alejandro Dominguez, l’organisation de la Copa América au Brésil, et quelques heures plus tard, l’un des ministres, au nom du gouvernement, a remis en question sa mise en œuvre.

Et tout cela au milieu du chaos politique, avec le Parti des travailleurs, dirigé par Lula da Silva, appelant la Cour suprême à interdire la tenue du tournoi dans un pays où les 462 700 morts de Covid-19 ont été atteints hier.

UN TOURNOI POLITISÉ

Le Brésil est venu à la rescousse de la Conmebol lorsque le gouvernement péroniste d’Argentine a reculé dans l’organisation en solo du tournoi en raison de la flambée des infections. Avant, la Colombie avait déjà démissionné en raison de la crise sociale, alimentée par une répression policière injustifiable, et souffrant de problèmes de santé.

La Copa América vient comme un anneau au déni de Bolsonaro et à son obsession malsaine contre la distanciation sociale. C’est l’occasion rêvée de se légitimer quand samedi, enfin, la gauche brésilienne est descendue dans la rue pour montrer sa satiété par les nécropolitiques génocidaires d’extrême droite pendant la pandémie,

Dans son image lavante, l’Exécutif impose le siège de Brasilia, capitale du pays, et de Manaus, où la négligence du gouvernement fédéral a atteint le sumun, comme cela fait actuellement l’objet d’une enquête au sein d’une commission parlementaire du Sénat brésilien. Que la Copa América se joue dans la capitale de l’Amazonas, c’est pour blanchir et normaliser qu’il n’y a jamais eu de chaos sanitaire avec des centaines de personnes infectées se noyant par manque d’oxygène.

SEMER DES DOUTES

Quelques heures plus tard, le ministre de la Maison civile, le général Luiz Eduardo Ramos, qui était en réunion avec la CBF, est venu sur le devant de la scène pour suspendre le tournoi au Brésil. Il a assuré qu’il y a encore des négociations entre l’Exécutif, la Conferderaçao et la Conmebol et a posé une série de conditions, dont la plus importante est l’obligation que les 10 délégations participantes (qui seront composées de 65 membres) soient vaccinées contre le Covid- 19 avant le début du tournoi

La demande est frappante car jusqu’à la semaine dernière, treize équipes brésiliennes jouaient des compétitions continentales, entre les phases de poules des Libertadores et de la Copa Sudamericana, et les autorités brésiliennes n’ont demandé à aucune équipe étrangère (et non locale) d’être vaccinée. La commande sonne comme une triche.

Le gouvernement Bolsonaro a démissionné indiquant que si la Copa América est jouée, ce sera sans public, quand il y a des semaines je poussais dans les coulisses pour que la finale du Championnat Carioca, qui se joue à Rio de Janeiro, qui est un fief de l’extrême droite, se joue avec des torcedores. En outre, il a été proposé que le match final entre Flamengo et Fluminense soit déplacé du Maracana au stade national de Brasilia pour assurer la présence de 20 000 fans.

Le gouvernement brésilien devrait ratifier l’organisation du tournoi ce mardi, dont la date de début est prévue pour le 13 juin, Un autre débat non encore résolu est celui des lieux. Bolsonaro il insiste sur Brasilia, qui pourrait accueillir le match d’ouverture et la finale du Brésil, et Manaus.

Les États de Pernambuco et de Rio Grande do Norte ont opposé leur veto aux matches de tournoi sur leur territoire, rendant la participation de Recife et Natal irréalisable. Sao Paulo et Bahia ont annoncé que, si les protocoles locaux sont suivis, ils sont prêts à accueillir des réunions. Un autre lieu possible est à Cuiabá, où le Pantanal Arena a été construit pour la Coupe du monde 2014.

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