Le Real Madrid impose sa loi contre le Zenit de Xavi Pascual

27/10/2021 à 21:42 CEST

Le Real Madrid a imposé sa loi mercredi contre le Zenit de Xavi Pascual (68-75) qui a vendu chèrement sa peau dans un match où les Blancos n’ont pu s’en sortir qu’au dernier quart-temps. L’équipe de Pablo Laso a joué à la pelle. Il a été bon dans le premier quart, régulier dans les deux suivants et très bon dans le dernier et dernier quart.

ZENIT

RMADRID

Zénith, 68 ans

(13 + 27 + 17 + 11): Lloyd (11), Ponitka (10), Frankamp (4), Mickey (9), Gudaitis (6) – cinq de départ – Poythress (6), Zubkov (6), Kuzminskas ( 2), Baron (14), Koulaguine (-) et Karasev (-).

Real Madrid, 75

(22 + 17 + 20 + 16) : Heurtel (15), Tavares (14), Causeur (13), Hanga (2) et Yabusele (11) – quintette de départ – Abalde (9), Llull (2), Alocén ( 5), Poirier (4), Rudy Fernández (-) et Ndiaye (-).

Arbitres :

Milivoje Jovcic (SRB), Carmelo Paternico (ITA) et Elias Koromilas (GRE). Sans éliminé

Incidents :

Match correspondant à la sixième journée de l’Euroligue joué au palais des sports Yuvileyny à Saint-Pétersbourg devant près de deux mille spectateurs

Thomas Herteul a été le meilleur buteur avec 15 points et Walter Tavares a imposé la loi du plus fort de la zone avec 14. Mais Madrid a certifié sa victoire avec Sergio Llull à la base et grâce à deux triplés très opportuns dans le dernier quart-temps de Fabien Causeur (13 points), le héros du match contre Fenerbahce.

Les Russes ont répondu avec des triples deIl est toujours imprévisible Billy Baron, mais l’un de ses piliers, l’ancien joueur madrilène Jordan Mickey, n’a pas eu sa journée. Par rapport au match contre les Turcs, Laso a introduit deux changements : Tavares et Causeur. Les Blancs se sont rendus à Saint-Pétersbourg sans Williams-Goss. Pendant ce temps, les Russes ne pouvaient pas compter sur leur meneur de jeu, Shabazz Napier.

Madrid tient bon

Face à la farouche défense intérieure soulevée par Xavi Pascual, Madrid n’a pas été obscurci dans les premières minutes. Heurtel et Causeur ont marqué leurs deux premières tentatives à 3 points. Dès que l’intensité défensive russe a un peu baissé, etTavares est entré en scène avec un crochet et deux lancers francs.

Quand les idées manquaient en attaque, on pouvait toujours se tourner vers la base française. Trois paniers sans échec. Dès que Madrid en a laissé cinq (11-16), Pascual a demandé un temps mort. Après des débuts prometteurs, le Zenit s’enlise en attaque. L’absence de Kevin Pangos plane toujours sur l’équipe révélation de l’Euroligue la saison dernière.

Comme les minutes passaient les intérieurs blancs ont envahi la région. Seul Mickey a offert une résistance. Les Russes cumulent les chiffres d’affaires (6). A la fin du premier quart, nette dominance blanche. (13-22)

Zenit coupe les distances

Les Russes ont essayé de réduire les distances du triple dans le deuxième set et ils ont réussi. Zubkov en a marqué deux et Billy Baron, deux autres, dont un à plus de sept mètres. Alocen a répondu avec un panier de trois et un autre de deux. Le nouveau venu Abalde a mis les choses en place avec deux triplés.

Mais Alocen n’a pas pu trouver Poirier, qui a laissé au repos un Tavares frustré, qui a raté ses deux derniers tirs au panier. Un triple de Baron et deux paniers de Kuzminskas et Poythress ont rapproché les Russes (32-33). Heurtel et Tavares revenaient. Ce n’était pas le jour de Yabusele. Le Lituanien Gudaitis l’a battu à plusieurs reprises. Le dernier avec un rebond offensif et un panier qui ont donné l’avantage à son équipe.

La rentrée locale était consommée. La défense et l’attaque de Madrid avaient besoin d’une « lasina » dans les vestiaires. Une faute offensive très douteuse de Tavares et une faute de Hanga ont fini par enrager le coach blanc. Heurtel, le meilleur buteur du match avec 11 points sans un raté, et Lloyd ont échangé des paniers. Au repos les épées dans tous les hauts. (40-39)

Tavares se réveille

Après la pause, Rudy Fernández a sauté sur le terrain. La bonne nouvelle est que Tavares marquait à nouveau. Deux billets et un pote. La mauvaise nouvelle est qu’il a été accusé de trois fautes. Gudaitis était partout. Autant il a volé un rebond offensif au géant capverdien qu’il a stoppé un Poirier mal avisé, qu’il a raté un compagnon à une main. Laso arrêterait à nouveau le jeu et lirait la carte à son peuple.

Ensuite, Yabusele est entré en action avec trois paniers consécutifs. Deux contre-attaques et un triple sans faute. Madrid en a laissé cinq. (50-55) Les Russes n’ont pas baissé les bras. Un triple de Ponitka et un panier de Poythress l’ont confirmé. Le parti n’avait pas de propriétaire. Tout se déciderait au dernier trimestre. (57-59)

Des ratés locaux, la lecture défensive de Rudy et deux 3 points de Causeur ont permis aux visiteurs d’en laisser dix. (61-71) Lulle n’a pas brillé en attaque, mais sa défense contre Lloyd ou Ponitka au dernier quart était louable.

Baron se rapproche

Dans les deux dernières minutes, Tavares est revenu, alors que les Russes prenaient le relais dans les deux zones. Laso ne voulait pas de surprises. Mais Pascual avait encore un atout dans sa manche. Baron a de nouveau défié la physique avec un triple stratosphérique. Heureusement, sa prochaine tentative a été de cracher le cerceau.

C’était une victoire subie pour Madrid (68-75), qui en compte déjà cinq en six matches d’Euroligue. La tournée russe se poursuivra le vendredi en Kazan devant l’UNICS d’une vieille connaissance, Velimir Perasovic.

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