Le système nerveux des somnambules est unique

25/06/2021 à 17h10 CEST

Le somnambulisme n’affecte que 4 % de la population adulte dans le monde, mais il peut être particulièrement dangereux dans certaines situations, en plus d’empêcher un sommeil vraiment réparateur. Maintenant, une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Montréal au Canada a révélé que, par rapport aux adultes en bonne santé, le système nerveux autonome des somnambules a des caractéristiques uniques : les somnambules peuvent présenter des preuves à la fois d’éveil et de sommeil profond en même temps.

Les résultats indiquent la présence d’un système nerveux autonome altéré pendant le sommeil profond des somnambules, ce qui générerait les événements typiques de la maladie. Les résultats pourraient être utilisés pour utiliser de nouvelles thérapies pharmacologiques visant à réguler ce phénomène.

Selon un article publié dans Frontiers, bien que le somnambulisme soit un sujet largement débattu par les neurologues et autres spécialistes, ses causes profondes restent un mystère.

On pense qu’il peut avoir une origine génétique, mais il est généralement associé à la fatigue, à l’anxiété et au manque de sommeil. Elle peut aussi être motivée par une consommation excessive d’alcool et de sédatifs.

Le somnambulisme et ses dangers

Il s’agit essentiellement interruptions anormales du sommeil, dans lequel la personne se lève, marche sans but et peut même effectuer des actions extrêmement dangereuses, comme s’échapper par une fenêtre.

Outre les dommages qu’il engendre en termes de perte de repos quotidien, il convient de tenter de le résoudre car il peut entraîner des blessures et des accidents. Parfois, les personnes touchées peuvent devenir agressives envers les autres.

Il se manifeste lors de la phase de sommeil à mouvements oculaires non rapides (NREM), qui occupe environ 75 % du temps de sommeil total et est composé de différentes étapes de sommeil progressivement plus profond.

Contrairement à sa faible incidence dans la population adulte, le somnambulisme est plus fréquent chez les enfants de moins de 10 ans.

Se réveiller et dormir en même temps

Dans la nouvelle étude, les spécialistes ont analysé comment le système nerveux autonome, contrôlée par la fréquence cardiaque, influence le sommeil profond des somnambules.

Pour obtenir les résultats souhaités, ils ont travaillé avec des participants somnambules qui ont subi une polysomnographie, qui est généralement un test multiparamétrique utilisé dans l’étude du sommeil.

Les résultats montrent que le système nerveux autonome des somnambules présente des conditions très particulières : elles sont spécifiées interactions étranges entre sommeil profond et éveil.

Cela signifie que la personne peut montrer des indicateurs corporels d’activité normale, comme si elle était active et éveillée, et en même temps montrer les processus liés à une étape de sommeil profond.

Les scientifiques pensent que ces anomalies nerveuses Ils peuvent être ceux qui motivent les épisodes de somnambulisme, dans lesquels les personnes concernées effectuent des activités physiques typiques d’une personne en état de veille, comme marcher ou ouvrir des portes, mais de la même manière, elles restent profondément endormies.

Sujet connexe : Les somnambules ne perçoivent pas la douleur.

Détente pendant le sommeil profond

Cependant, le point frappant des conclusions tirées par les chercheurs est que dans la facette du sommeil profond des somnambules, il est enregistré un niveau plus élevé de repos et de repos des fonctions physiologiques de la pensée antérieure.

On croyait à l’origine que les somnambules n’atteignaient pas ces conditions pendant le sommeil profond et qu’au contraire, ils seraient prédisposés à une activité et un niveau d’éveil plus importants, même pendant le sommeil profond.

Bien que les troubles du système nerveux autonome incluent ce « double état » d’éveil et de sommeil chez les somnambules, il est maintenant connu que peut développer les niveaux de relaxation inhérents au sommeil profond.

Au-delà des inconnues que soulève cette découverte sur l’origine du somnambulisme, elle peut en même temps servir à développer nouvelles stratégies de contrôle et de traitement.

Référence

Modulation autonome pendant le sommeil de base et de récupération chez les somnambules adultes. Geneviève Scavone, Andrée-Ann Baril, Jacques Montplaisir, Julie Carrier, Alex Desautels et Antonio Zadra. Frontières en neurologie (2021) .DOI: https: //doi.org/10.3389/fneur.2021.680596

photo: Engin Akyurt sur Pixabay.

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