L’énergie nucléaire a un rôle important dans l’équation du changement climatique : GE

General ElectricFrederic Wiscart, directeur général mondial de la nouvelle construction nucléaire, GE Steam Power, et Prashant Jain, directeur général, GE Power India

À partir de la capacité nucléaire installée actuelle de 6 780 mégawatts (MW), le pays vise à augmenter la capacité à 22 480 MW d’ici 2031. L’achèvement des projets d’énergie nucléaire à forte intensité de capital prend du temps, mais une fois mis en service, ils constituent la source la plus fiable. d’électricité sans CO2. Frederic Wiscart, directeur général mondial de la nouvelle construction nucléaire, GE Steam Power et Prashant Jain, directeur général, GE Power India, expliquent à Anupam Chatterjee de FE l’importance de l’électricité d’origine nucléaire dans le milieu actuel, et ce qui peut aider à faciliter l’exécution de ces projets. Extraits.

Quel rôle le nucléaire peut-il jouer en Inde ?

Frédéric : Nous voyons que le nucléaire joue un rôle très important dans l’équation du changement climatique. C’est actuellement la seule production d’électricité fiable et sans CO2.

Prashant : Du point de vue de l’Inde, le nucléaire jouera un rôle important. Des capacités renouvelables massives sont ajoutées en Inde et le rythme de l’ajout de capacité des usines basées sur les combustibles fossiles ralentit. Pour le programme international, GE et son partenaire EDF sont en pourparlers avec la Nuclear Power Corporation of India (NPCIL) pour le projet de 9 600 MW de Jaitapur. Nous participons également avec notre partenaire BHEL en Inde pour le programme domestique.

Êtes-vous satisfait du rythme des développements ?

Prashant : Je vois de la traction et du mouvement pour les appels d’offres des centrales nucléaires. Des discussions sont également en cours pour le programme international. Le nucléaire est un projet très complexe et son exécution prend beaucoup de temps. L’unité Kakrapar 3 a été synchronisée avec le réseau et devrait être à pleine charge d’ici un mois. L’appel d’offres global de 6X700 MW a récemment été attribué à BHEL et la part de GE dans trois turbines.

Frédéric : Mentionnons également qu’il existe un partenariat technologique et que la technologie pour les turbines à vapeur fournies par GE et celles fournies par BHEL sera la même. Il s’agit de la technologie GE et nous avons signé un accord de partenariat à long terme. Il n’est pas rare de voir entre les premiers pourparlers du lancement du projet et le premier coulage du béton s’écouler de cinq à dix ans. De toute évidence, le financement des projets, en raison de leurs coûts d’investissement initiaux élevés, est un processus assez complexe. Ce sont des investissements à long terme mais en termes de prix au kilowattheure, c’est assez compétitif. Les délais nécessaires pour lancer ces projets sont donc plus longs.

Quels sont les coûts attendus de ces projets et comment peuvent-ils être réduits ?

Prashant : Si vous regardez la notification du PIB, le coût de l’unité de réacteur nucléaire à eau lourde sous pression (PHWR) indigène construite en 2017 était de Rs 15 crore par MW. Alors que NPCIL procède à la commande du reste de l’unité en mode flotte, en combinant plusieurs offres, nous prévoyons que le coût devrait éventuellement baisser.

Frédéric : Au Royaume-Uni, nous construisons des tranches nucléaires avec deux tranches de 1 700 MW chacune. Et la réplique de ce projet est en cours de développement ces jours-ci et pour les deux unités supplémentaires à construire, le gouvernement britannique s’attend à une réduction de coût de 20 % par rapport aux deux premières unités. On peut également s’attendre à la même tendance à la réduction des coûts en Inde. Nous avons vu des niveaux similaires de réduction des coûts en France dans le passé.

La dépendance aux importations ne va-t-elle pas augmenter avec le nucléaire ?

Prashant : Nous avons des capacités de fabrication locales et sommes bien placés pour soutenir l’initiative Atmanirbhar Bharat et travailler avec notre partenaire BHEL pour réaliser les aspirations nucléaires de notre programme national. Nous avons un partenariat compétitif et efficace avec BHEL. Notre capacité à Sanand est bien adaptée pour fabriquer jusqu’à 1 200 MW de turbines à vapeur. Nous pouvons également potentiellement prendre en charge les travaux d’exportation pour servir des clients dans le monde en dehors de NPCIL. Du point de vue de l’autosuffisance, le succès des prototypes de réacteurs surgénérateurs rapides à base de thorium est essentiel. Si cela réussit, il y a un énorme potentiel. Nous avons d’abondantes réserves de Thorium dans le pays. Si le prototype de surgénérateur rapide, qui devrait atteindre la criticité d’ici la fin de l’année, réussit, il pourrait y avoir un potentiel de 170 GW en Inde à base de Thorium.

La sécurité n’est-elle pas traditionnellement une préoccupation pour les centrales nucléaires ?

Frédéric : Il existe de nombreuses possibilités de sensibiliser et d’éduquer le public à la sûreté nucléaire. Et quand je dis que l’énergie nucléaire est sûre, cela inclut également la gestion des déchets de combustible. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le nucléaire est la source de production d’électricité la plus sûre. Il y a eu des accidents majeurs tels que Tchernobyl et Fukushima dans le passé, dont l’industrie nucléaire mondiale a tiré les leçons et les normes de sécurité ont été améliorées.

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