Les alliés d’Emmanuel Macron suscitent l’indignation alors qu’ils défendent la reprise ratée de Covid à Bruxelles | Politique | Nouvelles

Les eurodéputés de La République en marche de Macron! (LREM) Stéphane Séjourne, Pascal Canfin et Bernard Guetta ont défendu la stratégie de vaccination de l’UE et son plan de fonds de relance malgré les efforts chaotiques du bloc sur ces deux questions jusqu’à présent.

Les macronistes et les europhiles ont affirmé que Bruxelles avait finalement appris des erreurs commises lors de la crise de 2008 et progressait enfin.

Leur collègue Valérie Hayer s’est fait l’écho de leur enthousiasme et a tweeté: «Plan de relance à 27 ans, nouvelles ressources propres, fin des tabous sur la souveraineté et l’industrie, l’UE va de l’avant!

“Stéphane Séjourne, Pascal Canfin et Bernard Guetta rappellent que malgré les difficultés, l’UE sort des chaînes d’hier pour protéger ses citoyens!”

Mais les louanges des eurodéputés français pour les plans bâclés de l’UE pour gagner la lutte contre le coronavirus, ont incité une réponse immédiate du chef de la Génération Frexit, Charles-Henri Gallois.

Il a dit: “Sect.

“Leur leitmotiv: que la France se fasse arnaquer et périsse tant que la prétendue avance de l’UE est protégée.”

L’optimisme des alliés d’Emmanuel Macron intervient malgré les avertissements du ministre français des Finances Bruno Le Maire selon lequel l’Union européenne risquait de prendre du retard sur les États-Unis et la Chine si elle perdait plus de temps à déployer son plan de relance de 750 milliards d’euros.

M. Le Maire a lancé cet avertissement alors que lui et son homologue allemand présentaient des plans visant à exploiter le fonds de relance – convenu par les dirigeants de l’UE en juillet dernier – pour près de 70 milliards d’euros (85 milliards de dollars) pour relancer leurs rebonds économiques post-pandémique.

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La nécessité d’une planification et de réformes à long terme, tout en répondant aux exigences voulant que 37% de l’argent de l’UE soit consacré à la lutte contre le changement climatique et 20% à la numérisation de l’économie, signifie que certains pays ne recevront pas leurs demandes de paiement avant la mi-mai.

La taille relativement petite du stimulus de l’UE et le temps qu’il faut pour son lancement ont invité des comparaisons peu flatteuses avec le paquet de plusieurs billions de dollars de l’administration Biden.

M. Le Maire a déclaré que de telles comparaisons étaient “injustes et inadéquates” car les Européens avaient bénéficié de politiques de protection sociale plus fortes pendant la crise.

Avant d’envisager d’augmenter la réponse européenne, l’Europe doit se concentrer sur la mise en œuvre du plan de relance tel qu’il est, a-t-il déclaré.

M. Scholz a ajouté: “Je suis vraiment convaincu que nous travaillons avec un programme très solide qui fait la différence et qui est très bon à l’échelle mondiale”.

La France n’a pas attendu le lancement du plan européen et a lancé en septembre dernier son propre plan de relance de 100 milliards d’euros, dont elle a déjà dépensé 30 milliards d’euros.

Alors que Paris a pris de l’avance, il est de plus en plus frustré que d’autres pays aient traîné les pieds pour ratifier le plan de relance de l’UE, risquant de ralentir le décaissement des fonds.

M. Le Maire a exhorté les autres États membres à soumettre leurs plans et à ratifier «dès que possible» la législation nationale nécessaire pour financer le fonds de l’UE.

Si la Commission européenne analysait rapidement les plans d’investissement nationaux, les États membres pourraient les approuver conjointement d’ici juillet, ouvrant la voie à des versements “avant la fin de l’été”, a déclaré M. Le Maire, ajoutant qu’il prévoyait un premier versement de 5 milliards d’euros. en septembre “au plus tard”.

La France compte recevoir un total de 41 milliards d’euros du fonds pour financer son programme national de relance tandis que l’Allemagne espère obtenir des subventions d’un montant de 25,6 milliards d’euros.

Le montant d’argent que reçoivent les pays ne dépend pas seulement de la taille de leur économie, mais aussi de la dureté de la crise.

L’Allemagne consacrera 90% de sa part à la protection du climat et à la numérisation, tandis que la France en consacrera 75% à de tels projets, bien au-delà des exigences de l’UE.

Le fonds européen pourrait stimuler la croissance du bloc de 1,5% à 4,1% sur cinq ans et soutenir les notations de crédit de certains de ses États les plus endettés, a déclaré l’agence de notation S&P Global.