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Les roches de la Terre révèlent de l’eau cachée sur Mars

31/07/2021 à 10h00 CEST

L’hydrohématite a été identifiée il y a environ 180 ans comme un minéral capable de stocker de l’eau. Désormais, une étude menée par des scientifiques de la Pennsylvania State University, aux États-Unis, a réanalysé ce minéral pour conclure qu’il pourrait être directement lié à la présence de gisements d’eau sur Mars.

Après de multiples examens utilisant une variété d’instruments, dont la spectroscopie infrarouge et la diffraction des rayons X synchrotron, le groupe d’experts a montré que ces minéraux découverts en 1840 étaient en effet légers dans le fer et avaient de l’hydroxyle, ce qui est essentiellement eau stockée.

La spectroscopie infrarouge est une technologie qui mesure l’interaction du rayonnement infrarouge avec la matière, que ce soit par absorption, émission ou réflexion. Il permet d’étudier et d’identifier des substances chimiques ou des groupements fonctionnels sous forme solide, liquide ou gazeuse.

Pendant ce temps, le diffraction ou cristallographie aux rayons X est une technique expérimentale d’étude et d’analyse des matériaux, réalisée à l’aide de divers types de détecteurs spéciaux permettant d’observer et de mesurer l’intensité et la position des rayons X diffractés. Le synchrotron C’est un de ces détecteurs : c’est une sorte d’accélérateur de particules.

Des données de diffraction aux rayons X sont obtenues pour une analyse ultérieure par des moyens mathématiques. Grâce à cet ensemble d’informations, il est possible d’obtenir une représentation à l’échelle atomique des atomes et molécules du matériau étudié.

L’eau dans l’extrême aridité

Selon les spécialistes, l’hydrohématite et d’autres matériaux similaires pourraient accumuler de grandes quantités d’eau dans des environnements planétaires apparemment arides, comme la surface de Mars. Selon un communiqué de presse, le minéral identifié en 1844 par Rudolf Hermann comme turgite et en 1847 par August Breithaupt comme hydrohématite a été recatalogué par erreur vers les années 1920.

A cette époque, il était indiqué que les conclusions précédentes, qui montraient la présence de variétés d’hématite particulièrement pauvres en fer mais contenant et stockant de l’eau, étaient le produit d’une erreur scientifique.

En réalité, les premières découvertes étaient correctes, seulement qu’au début du 20ème siècle la technologie nécessaire pour les apprécier n’était pas disponible : la technique de diffraction des rayons X était naissante et rudimentaire.

Sujet connexe : Nous voyons l’intérieur de Mars pour la première fois : il est très différent de la Terre.

Les réserves d’eau sur Mars

La nouvelle étude, publiée dans la revue Geology, soutient que le hydrohématite, un minéral de la classe des hydroxydes aussi connu sous le nom de lépidocrocite, pourrait nous montrer sur Terre certains détails sur le comportement de ces minéraux sur d’autres planètes, principalement sur Mars.

Dans certains environnements et avec les bonnes conditions de température et d’humidité, l’hydrohématite peut précipiter et former des couches sédimentaires qui accumulent de l’eau. L’eau peut être stockée dans ces types de minéraux, générant des dépôts importants qui ne sont généralement pas reconnus dans les régimes apparemment secs.

Autant de surface de mars Apparemment, il est né lorsque la planète avait plus d’humidité, il est probable que les conditions de l’existence de l’hydrohématite et de la création de dépôts d’eau aient été données.

Si cela pouvait se confirmer, et en fonction de la quantité de minéraux de fer hydraté trouvés sur Mars, dont l’hydrohématite n’est qu’un exemple, les chercheurs pensent qu’il pourrait y avoir un réservoir d’eau substantiel sur la planète rouge. Un ancien minéral identifié il y a près de deux siècles mettra-t-il fin au mystère de l’eau sur Mars ?

Référence

Hématite superhydre et goethite : un potentiel réservoir d’eau dans la poussière rouge de Mars ? Si Athena Chen, Peter J. Heaney, Jeffrey E. Post, Timothy B. Fischer, Peter J. Eng et Joanne E. Stubbs. Géologie (2021) .DOI : https : //doi.org/10.1130/G48929.1

photo: hydrohématite découverte par le spécialiste allemand August Breithaupt en 1843 avec son étiquette d’origine. Crédit : Andreas Massanek, Tu Bergakademie, Freiberg, Allemagne.

Vidéo: l’eau contenue dans les hydrohématites pourrait être à la fois sur Terre et sur Mars. Crédit : Penn State University.

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