Les sifflets humains nous aident à comprendre les dauphins

22/09/2021 à 17h37 CEST

Une équipe multidisciplinaire de scientifiques a conclu dans une étude récente que certaines langues sifflées utilisées dans différents contextes culturels et géographiques peuvent servir de modèle pour comprendre la communication entre les dauphins. Ils permettront le développement d’algorithmes destinés à élucider les stratégies de communication de ces surprenants mammifères aquatiques.

Alors que les humains et les dauphins produisent des sons et transmettent des informations différemment, la structure et les attributs trouvés chez les dauphins langages de sifflet humains ils peuvent fournir des informations sur la façon dont les grands dauphins codent des informations complexes. Ceci est établi par des spécialistes de la nouvelle recherche, publiée dans Frontiers in Psychology.

Cette « connexion » nous permettra d’explorer la synergie potentielle entre les grands dauphins et les humains : ces cétacés ont le plus gros cerveau par rapport à leur taille corporelle de tout le règne animal. Membre de la famille des Delphinidae, le grand dauphin C’est la plus commune et la plus connue des plus de 30 espèces de dauphins qui existent.

Ils ont des capacités incroyables, ayant un cerveau encore plus gros que celui des chimpanzés, nos plus proches parents vivants : le cerveau des dauphins pèse généralement environ 1600 grammes. Au-delà de ces données et de la reconnaissance de leurs compétences sociales et cognitives, une grande partie de la structure qui soutient le cognition des dauphins Reste un mystère.

Comprendre les dauphins

Sur cette base, les chercheurs déploient des efforts différents pour atteindre briser la barrière de communication entre les dauphins et les humains. Si cela est réalisé, les deux espèces pourraient bénéficier l’une de l’autre plus profondément que ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Selon un communiqué de presse, la nouvelle étude semble avoir fait une avancée importante à cet égard.

Selon les spécialistes, le langage sifflant des humains et le sifflement des dauphins ils sont intéressants à comparer. Les deux formes de communication sont caractérisées par des paramètres acoustiques similaires et ont pour objectif commun d’échanger des informations sur de longues distances et dans des environnements naturels.

Ce sont deux grandes espèces sociales au développement cognitif important, qui, en fonction de la richesse de leurs interactions, développent des structures de communication basées sur des codes complexes. Dans des contextes culturels différents, sifflement Ils sont utilisés par l’être humain pour faire connaître des données importantes, telles que leur localisation ou leur présence.

Sujet connexe : Les animaux communiquent sur des fréquences que nous ne pouvons pas entendre.

Différentes structures de communication

La grande contribution de la nouvelle recherche est que le langage sifflé développé par les humains ne suit pas les mêmes paramètres que les autres formes de communication. Par exemple, la compétence linguistique requise par l’auditeur pour comprendre la communication orale à travers les mots est basée sur la compréhension de phonèmes, une unité de son qui peut distinguer un mot d’un autre et est séparée par des silences.

Cependant, en communication avec d’autres sons, les unités appelées échographies, qui ne sont pas toujours segmentés par des silences : cela se produit dans la parole humaine sifflée, donnant lieu à des codes et des structures de communication spécifiques différents de ceux de la communication orale avec des mots.

Jusqu’à présent, les scientifiques essayant de décoder la communication en utilisant sifflets de les dauphins et autres espèces les classent généralement en fonction des intervalles de silence entre chaque expression. Au contraire, la nouvelle étude montre qu’il faut modifier ce schéma et faire attention à la structure en sonogrammes, caractéristique du sifflet humain, pour retrouver les clés des sifflets des dauphins.

A partir de ce changement d’orientation, il sera possible de découvrir quelle est l’unité minimale de son significatif dans le langage sifflet dauphin, en plus d’identifier l’organisation de ces unités et leur fonctionnement dans le contexte général de communication. Les spécialistes pensent qu’en approfondissant cette nouvelle conception, il sera possible de repenser les similitudes et les différences entre la communication des humains et des dauphins, nous rapprochant un peu plus du monde de ces incroyables cétacés.

Référence

La pertinence des langues sifflées humaines pour l’analyse et le décodage de la communication des dauphins. Julien Meyer, Marcelo O. Magnasco et Diana Reiss. Frontières en psychologie (2021) .DOI : https : //doi.org/10.3389/fpsyg.2021.689501

photo: Ranae Smith sur Unsplash.

Share