Mathieu Bauderlique, nouveau champion d’Europe des mi-lourds avec une brillante victoire

Le court central de Roland Garros (Paris) a accueilli hier soir une soirée de boxe, la première depuis près de cinquante ans sur cette grande scène, avec de nombreuses motivations.

Le français Mathieu Bauderlique (21-1, 12 KO), bro9nce à Rio 2016, bat le russe avant la limite Igor Mikhalkin (24-3, 11 KO) dans le Championnat d’Europe des poids lourds légers, qui était vacant. Le Français était meilleur dès le premier coup de cloche, sapant peu à peu la résistance d’un rival qui savait ce que c’était que de posséder ce titre. Mikhalkin ne savait à aucun moment comment déchiffrer la défense des locaux, et cela semblait prévaloir avec une relative clarté dans presque tous les tours jusqu’au septième.

En fait, Bauderlique a ouvert plusieurs coupures sur le visage de son adversaire jusqu’à ce moment, la fin du septième tour au cours duquel le Russe a dit assez. En plus des dommages causés au contour des yeux, on suppose que Mikhalkin s’est peut-être fracturé un os du visage, probablement la mâchoire, en raison de la punition sévère reçue.

Dans le combat de fond, Tony Yoka (11-0, 9 KO), médaille d’or olympique à Rio 2016, a réalisé l’une de ses meilleures performances en boxe louée contre le Croate Petar Milas (15-1, 11 KO), qui a pu être pesé par l’inactivité et n’a jamais trouvé ses distances ni un rythme de main fluide qui ont mis le Français en difficulté. Après un début d’étude tactique, le franc-tireur de Yoka a donné le ton du match, avec un contre Milas combatif, un adversaire qui a montré qu’il était parti à Paris pour retirer le statut d’invaincu de l’idole locale. La force de Yoka, planant autour de deux mètres de haut et dans une splendide maturité physique, s’imposait peu à peu, s’aimant et recherchant la courte distance conscient de sa supériorité. Ainsi, au septième round, une combinaison a frappé le Croate sur la toile et, malgré s’être relevé, Yoka a réussi à le blesser à nouveau et à le jeter au sol pour que l’arbitre décréte la fin du combat et du gala.

De plus, le super poids welter français d’origine sénégalaise Souleymane Cissokho (14-0, 9 KO), bronze olympique à Rio, affrontait le Russe Ismail Iliev (13-3-1, 3 KO), gagnant au quatrième tour avec une performance exceptionnelle.

Et le superlight argentin basé à Majorque Ezequiel Gregores (2-3, 0 KO) perdu aux points dans une décision unanime des juges en quatre tours (triple 40-36) contre le débutant monégasque Hugo Micallef (1-0, 0 KO).

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