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Meilleures œuvres Holst : 10 pièces essentielles du grand compositeur

Si nous disons « Holst », vous direz « Planets ». Et c’est vrai – The Planet Suite est l’une des plus belles pièces du répertoire orchestral. Mais cela vous surprendrait-il de savoir que la production de Holst était très prolifique, avec plus de 200 pièces écrites de son vivant ? Au-delà des planètes se trouve un vaste catalogue d’œuvres tout aussi magistral. Gustav Holst (21 septembre 1874 – 25 mai 1934) était un compositeur idiosyncratique qui s’est inspiré d’une myriade d’influences et de cultures artistiques différentes. Sa musique s’est même aventurée en territoire expérimental : il a été l’un des premiers compositeurs anglais dont le langage musical comprenait des techniques stylistiques modernistes telles que la polytonalité et les polyrythmies irrégulières. Faites défiler vers le bas pour découvrir notre sélection des meilleures œuvres Holst avec 10 chefs-d’œuvre du grand compositeur.

Écoutez The Planets de Gustav Holst, interprété par l’Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Herbert von Karajan, sur Apple Music et Spotify et faites défiler vers le bas pour découvrir notre sélection des meilleures œuvres de Holst.

Meilleures œuvres Holst : 10 pièces essentielles du grand compositeur

10 : Suite Beni Mora (1912)

Beni Mora, pièce en trois mouvements pour orchestre, est une incursion précoce dans l’exotisme musical et l’orientalisme. Le premier style de composition de Holst est imprégné de la musique et des sons qu’il a entendus lors de ses voyages en Algérie en 1908. Les danses très rythmées et vives de Beni Mora ont une qualité entraînante et chantante, contrastant avec des sections atmosphériques inquiétantes. Les influences exotiques transparaissent dans l’utilisation par le compositeur de percussions explosives, de timbres sombres de basson, de timbales et de flûte, et de petits thèmes répétitifs.

9 : Invocation, Op. 19, n° 2 (1905)

Invocation est une magnifique pièce pour violoncelle et orchestre. Le 7/4 mètre irrégulier donne à cette pièce une sensation hypnotique et méditative, qui, combinée aux sonorités sombres du violoncelle contre des cordes chatoyantes, donne une partition curieusement contemplative. L’invocation est un autre trésor de l’œuvre Holst qui mérite plus d’attention : ce n’est que récemment qu’elle a été découverte et réanimée par le violoncelliste Julian Lloyd Webber.

8 : Suite Saint-Paul, op. 29, n° 2 (1922)

Holst s’est inspiré d’influences musicales d’ici et d’ailleurs. St Paul’s Suite, nommée ainsi comme la première pièce qu’il a composée en tant que directeur musical de la St Paul’s Girls’ School à Hammersmith, est un merveilleux exemple de Holst en tant que compositeur néo-nationaliste anglais et l’une de ses meilleures œuvres. Hommage à la musique folk anglaise, St Paul’s Suite commence par un “Jig” animé et se termine par un “Dargasson”, une autre danse anglaise, entremêlée de la célèbre chanson Tudor “Greensleeves”.

7 : Symphonie en fa majeur ‘Les Cotswolds’ (1900)

La première œuvre orchestrale majeure de Holst est un hommage à la belle campagne anglaise. Surnommée “Les Cotswolds”, où Holst a vécu depuis l’âge de 20 ans, cette symphonie est chaleureuse et luxueuse, donnant vie au magnifique paysage pastoral. Le deuxième mouvement est une élégie, dédiée à William Morris. Holst a été vraiment inspiré par les enseignements idéalistes et utopiques de Morris et la partition des Cotswolds respire l’optimisme à travers ses rythmes entraînants et ses mélodies chantantes et joyeuses.

6 : L’Hymne de Jésus, Op. 37 (1917)

On pense que l’hymne de Jésus est la réponse de Holst à la Première Guerre mondiale : Holst explore les idées de conflit, de perte et de souffrance à travers une mise en scène à grande échelle d’un hymne, pensé par les gnostiques comme ayant été chanté par le Christ et ses disciples à la Dernière Cène. La partition puissante est basée sur deux plain-chants médiévaux, Vexilla Regis Prodeunt et Pange Lingua, et les forces d’exécution requises sont vastes, y compris deux chœurs mixtes que Holst dirige pour être «bien séparés» l’un de l’autre. Cette distance physique entre chœurs et orchestre est un son immersif et envoûtant qui confine parfois à l’au-delà.

5: Dans le sombre milieu de l’hiver (1906)

Le magnifique arrangement de Holst de In the Bleak Midwinter est devenu un pilier du recueil de chansons de Noël anglais. La mélodie simple et charmante dégage une sensation chaleureuse et joyeuse, avec un sentiment de nostalgie sous-jacent qui complète parfaitement le texte. La musique de Holst encadre et enrichit le célèbre poème de Christina Rossetti, créant un sentiment d’immobilité, de méditation et de contemplation. L’universalité de la mélodie signifie que, dans n’importe quel arrangement, ce chant est toujours un spectacle. Atmosphérique, poignant et surtout nostalgique, In the Bleak Midwinter de Holst est sans conteste l’un des temps forts du répertoire de Noël.

4 : Egdon Heath, op. 47 (1929)

Dans le poème symphonique, Egdon Heath Holst explore le genre pastoral sombre. En contraste frappant avec la caractérisation musicale joyeuse de la Symphonie des Cotswolds, Egdon Heath, l’une des meilleures œuvres de Holst, est un morceau de musique sombre et austère. Sous-titrée « A Homage to Thomas Hardy », la partition brosse un tableau sombre et désolé du paysage inventé par Hardy. Le style de composition de Holst frôle le territoire néo-classique, s’aventurant dans des régions obscures, presque atonales, avec des bords épais et denses de cordes.

3 : L’érudit errant, Op. 50 (1930)

The Wandering Scholar est un opéra de chambre humoristique et léger, basé sur la pièce du même nom d’Helen Waddell et sur un livret de Clifford Bax (frère du compositeur Arnold Bax). L’une des dernières œuvres de Holst, The Wandering Scholar est une œuvre curieuse et d’une simplicité trompeuse. Avec des forces d’exécution réduites, la partition passe rapidement d’un air à l’autre, évitant les ouvertures traditionnelles ou même les chansons entièrement formées. Bizarre pour un opéra, mais la musique se prête à la comédie telle qu’elle se joue sur scène et a une qualité vraiment charmante et rustique.

2: Le Messager Nuage, Op. 30 (1910)

Holst a puisé son influence artistique dans de nombreux endroits merveilleux et The Cloud Messenger, l’une de ses meilleures œuvres, le démontre parfaitement. Cette œuvre chorale et orchestrale colossale a pris sept ans à Holst pour terminer et met en scène les paroles de Meghadūta du poète sanskrit Kālidāsa. Holst était fasciné par la culture indienne ; en effet, la musicologue Nalini Ghuman a récemment retracé une grande partie du style de composition de Holst, notamment The Hymn of Jesus, The Planet Suite et The Cloud Messenger, jusqu’à la musique indienne. Le Cloud Messenger est un exemple précoce d’orientalisme musical, utilisant des rythmes frénétiques irréguliers qui ne sont pas différents de ceux utilisés plus tard par Stravinsky dans Le sacre du printemps.

1 : Les planètes, op. 729 (1918)

Aussi impressionnant et complet que soit le catalogue de Holst, nous ne pouvons pas ignorer le goliath qu’est The Planet Suite. La musique et l’astrologie se rencontrent dans cette pièce merveilleusement pleine de caractère, chaque mouvement étant dédié à une planète. Cette partition étonnante confine au divin, alternant entre la violence dramatique de Mars, le porteur de guerre au grand romantisme de Vénus, le porteur de paix, et l’entrainant Jupiter, le porteur de joie, utilisé plus tard pour l’hymne ‘Je voue à toi mon pays’. Les planètes ont été un moment décisif pour Holst, pour qui non seulement elles ont ouvert les vannes créatives, mais ont combiné deux de ses plus grandes passions : la musique et l’astrologie. La plaque commémorative de Holst à la cathédrale de Chichester se lit comme suit : “Les sphères célestes font de la musique pour nous”.

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