La dernière fausse déclaration de fraude électorale du président Donald Trump en Pennsylvanie fait de nouveau sonner les Américains sur les réseaux sociaux. Trump a retweeté un graphique tard dans la nuit de vendredi, semblant montrer un écart entre le nombre de demandes de vote par correspondance et le nombre de votes par correspondance exprimés. Il s’est avéré que le graphique mélangeait divers chiffres de l’élection primaire et de l’élection présidentielle générale de 2020.

Les informations contenues dans le tweet de Trump ont été complètement réfutées, comme expliqué dans un rapport du site de vérification des faits Snopes. Il a expliqué que les 1,8 million de bulletins de vote avaient été signalés comme demandés par des démocrates enregistrés et n’incluaient pas les demandes des républicains enregistrés ou des électeurs non affiliés. De plus, les chiffres remontaient au 19 octobre, plus d’une semaine avant la date limite pour demander des bulletins de vote par la poste. En fin de compte, plus de 3 millions de bulletins de vote ont été demandés au total, et un peu plus de 2,6 millions ont été retournés à temps pour être comptés lors de l’élection.

La vérification des faits n’a cependant rien fait pour dissuader Trump ou ses partisans inconditionnels sur les réseaux sociaux. Beaucoup ont continué à perpétuer les théories du complot sur la fraude électorale de masse et la falsification électorale partisane sans aucune preuve à l’appui.

Ce nouveau message intervient peu de temps après qu’un juge de Pennsylvanie a rejeté l’appel de la campagne Trump contre les résultats des élections de l’État. Selon un rapport de CBS News, le juge Stephanos Bibas a écrit: “Des élections libres et équitables sont la pierre angulaire de notre démocratie. Les accusations d’iniquité sont graves. Mais le fait de déclarer une élection injuste ne le rend pas ainsi. Les accusations nécessitent des allégations spécifiques et ensuite des preuves. Nous n’avons ni ici. “

Le mensonge du tweet de Trump n’a fait que rendre les critiques plus indignés par son audace. Voici un aperçu de la réponse sur les réseaux sociaux samedi matin.

Vérification des faits

De nombreux journalistes, groupes de surveillance et autres responsables publics ont partagé la simple explication de l’écart présenté par Trump: il comparait le nombre de demandes de vote par correspondance provenant de différentes élections. Cependant, même lorsque plusieurs sources ont informé Trump que l’information était erronée, il n’a rien fait pour se corriger ou supprimer le tweet.

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banni

De nombreux utilisateurs veulent voir Trump banni de Twitter pour l’empêcher de diffuser de fausses informations sur l’élection. Ils craignent que ses postes ne nuisent à long terme à la démocratie elle-même car ils ébranlent la confiance de ses partisans dans le processus, même s’ils n’ont aucun impact tangible sur cette élection particulière.

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Preuve

De nombreux commentateurs se sont demandé pourquoi Trump partageait ces informations en ligne et non au tribunal si elles étaient aussi authentiques qu’il le prétend. Certains ont même fait remarquer que son travail de nomination des juges aurait dû lui faciliter la tâche s’il avait des preuves réelles.

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Possibilités

Pour certains utilisateurs, la dernière allégation de fraude électorale de Trump se résumait à deux possibilités: soit il mentait, soit les responsables électoraux de Pennsylvanie l’étaient. Sur la base des antécédents de Trump en tant que président, ils se sentaient à l’aise de supposer que c’était le premier, pas le second.

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Histoire

De nombreux Américains se sont émerveillés de la rhétorique de Trump, lui demandant s’il comprenait à quoi ressembleraient ces types de revendications dans le contexte à long terme de sa présidence. D’autres ont deviné qu’il ne pensait pas à ce genre de choses.

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Répétition

Enfin, de nombreux commentateurs ont été tout simplement choqués par l’insistance de Trump sur ses allégations de fraude électorale, qui dure maintenant des semaines sans aucune preuve réelle. Certains craignaient que cela fasse partie d’une stratégie visant à épuiser ses détracteurs jusqu’à ce qu’il devienne difficile de discerner qui a raison, car les vérificateurs de faits se lassent de corriger les mêmes choses encore et encore.

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