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Il a photographié la scène du crime après une confrontation avec CJNG à Zacatecas: ils l’ont suivi et l’ont tué

Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ PacoZeaCom) Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ PacoZeaCom)

De plus en plus d’organisations de défense des droits humains demandent une enquête sur le meurtre du photojournaliste Jaime Daniel Castaño Zacarías, qui a été attaqué à balles après avoir couvert la découverte de deux corps dans l’état de Zacatecas.

L’une de ces organisations est le Bureau au Mexique du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (UN-DH). “Le meurtre de M. Castaño est une tragédie pour sa famille, à qui nous exprimons notre solidarité, mais c’est aussi une attaque contre la société mexicaine dans son ensemble», A déclaré dans un communiqué le représentant de l’UN-DH au Mexique, Guillermo Fernández.

Reporters sans frontières a également mis en lumière la situation des journalistes à Zacatecas par des feux rouges. À la suite des événements malheureux survenus avec Jaime Daniel, Balbina Flores Martínez, représentante de RSF au Mexique, a expliqué dans un entretien avec la journaliste Carmen Aristegui, la situation grave que traverse le syndicat qu’ils défendent en raison de l’ingouvernabilité et de la violence générées par la crime organisé.

Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ article19mex) Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ article19mex)

Au milieu d’une vague sanglante de violence et de meurtres, Zacatecas a enregistré l’exécution de 20 personnes en moins de 24 heures. Parmi les victimes figurait le photojournaliste Castaño Zacarías.

L’entité est contesté par le cartel Jalisco Nueva Generación et le cartel de Sinaloa, factions qui auraient été responsables des attentats survenus dans la nuit du 8 décembre et au petit matin du 9 décembre, en différents points de l’entité.

Selon les versions de la presse locale, Le photojournaliste Jaime Daniel Castaño Zacarías a assisté à une couverture sur la route fédérale 23 du tronçon Jerez-Fresnillo, à la hauteur de la ville de San Juan. À ce moment-là, il y avait deux personnes sans vie avec un message narco, les mains liées, des blessures par balle et des signes visibles de torture.

Après avoir pris des photos, Castaño Zacarías a été invité à quitter les lieux du crime, ce à quoi il a accepté. Il est parti à moto et a parcouru environ un kilomètre lorsque des sujets à bord d’un véhicule l’ont rattrapé et lui ont tiré dessus à plusieurs reprises.

Il a été exécuté dans le quartier de Saragosse, entre la subdivision Guadalupe de Jerez. Selon le maire, le photojournaliste a été suivi par du personnel de la protection civile, instance qui a déterminé la mort. Jusqu’à présent, les autorités étatiques et locales n’ont pas encore commenté.

Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Facebook @ gobjerez) Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Facebook @ gobjerez)

Les versions de presse ont déclaré que Castaño Zacarías a également collaboré avec la mairie de Jerez. Sur les réseaux sociaux, les journalistes, les photographes et les membres de la société civile Ils ont appelé à manifester pour la mort du communicateur pour ce vendredi 11 décembre.

De même, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et L’article 19 déjà demandé ces derniers jours aux autorités de Zacatecas Quoi enquêter et trouver les responsables de l’exécution du photojournaliste.

Nous exhortons les forces de l’ordre de l’État #Zacatecas à clarifier rapidement le meurtre du photojournaliste # JaimeDanielCastaño, s’est déroulée ce mercredi 10 décembre dans la commune de Jerez. #DefendemosAlPueblo », a publié la CNDH sur son compte Twitter.

Pour sa part, l’organisation Article 19 a rapporté que le photojournaliste était l’administrateur de la page http://prensalibremx.com et collaboratrice sociale de la mairie de Jerez, Municipalité de Zacatecas où les événements ont été enregistrés.

Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ CNDH) Affaire Jaime Castaño Zacarías (Photo: Twitter @ CNDH)

Depuis De 2000 au 16 novembre 2020, l’article 19 a documenté 136 meurtres de journalistes au Mexique, peut-être lié à votre travail. Sur ce total, 125 sont des hommes et 11 sont des femmes.

Au moins 47 ont été exécutés dans le gouvernement d’Enrique Peña Nieto et avec Andrés Manuel López Obrador, après deux ans en fonction, a désormais 17 communicateurs avec l’affaire récente du photojournaliste Jaime Daniel Castaño Zacarías.

Un rapport de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), présenté précisément ce 10 décembre, a enregistré 42 exécutions pour ce 2020. Le Mexique a été classé comme le pays le plus dangereux pour la profession au moment de la comptabilité, selon cette organisation, 13 cas, ou 14, en ajoutant Castaño Zacarías. Cela place le pays en tête de la liste noire pour la quatrième fois en cinq ans.

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