PHOTO DE FICHIER.  Le logo de la Banque centrale du Chili est visible à son siège à Santiago du Chili.  29 mars 2018. REUTERS / Iván Alvarado PHOTO DE FICHIER. Le logo de la Banque centrale du Chili est visible à son siège à Santiago du Chili. 29 mars 2018. REUTERS / Iván Alvarado

SANTIAGO, 13 janvier (.) – La Banque centrale du Chili a annoncé mercredi un plan d’achat de dollars pour 12 milliards de dollars afin de reconstituer et d’élargir les réserves internationales du pays, en vue de mettre fin à une ligne de crédit flexible avec le Fonds Monétaire internationale (FMI).

À titre préventif contre l’impact de la pandémie de coronavirus, l’organisation a signé en mai dernier l’accord de 24 mois avec le FMI pour 24 milliards de dollars qui lui permettrait de faire face à d’éventuelles turbulences.

“Le Conseil estime qu’il est prudent d’entamer dès maintenant un processus qui lui permette de remplacer le rôle de la FCL (ligne de crédit flexible) par l’accumulation progressive de réserves internationales”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

À partir de la semaine prochaine, la Banque centrale mettra en œuvre un programme progressif d’achat de devises pour 12 milliards de dollars. Sur ce total, 2 550 millions correspondent au remplacement des réserves utilisées dans le plan d’intervention exécuté entre décembre 2019 et Janvier 2020 », a-t-il expliqué.

Le solde restant correspond au montant nécessaire pour que les réserves représentent 18% du produit intérieur brut (PIB).

Le programme sera achevé en 15 mois grâce à des achats de 40 millions de dollars par jour grâce à des enchères compétitives.

“Les effets monétaires de cette mesure seront stérilisés dans des ampleurs cohérentes avec l’orientation de la politique monétaire”, a détaillé la Banque, qui pourrait extraordinairement ajuster le plan en fonction des conditions du marché.

L’annonce a conduit le peso chilien, qui gagnait du terrain ces dernières semaines, à ouvrir la session avec une baisse de 2,12% à 742,20 / 742,50 unités par dollar.

(Rapport de Fabián Andrés Cambero, avec la collaboration de Froilán Romero)