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La Commission du Congrès tiendra une audience publique sur les cas de fémicide en Colombie

Des groupes de femmes participent à une marche organisée à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, dans les rues de Bogotá (Colombie).  EFE / Mauricio Dueñas Castañeda / Archives Des groupes de femmes participent à une marche organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, dans les rues de Bogotá (Colombie). . / Mauricio Dueñas Castañeda / Archives

Tenant compte du panorama des féminicides en Colombie, la Commission juridique pour l’équité des femmes du Congrès discutera de cette situation au milieu d’une audience publique. La réunion, qui aura lieu ce 22 février à 9h00, réunira des organisations sociales et des entités publiques à travers le pays pour gproposer des stratégies pour résoudre ce problème.

«Les fémicides sont l’expression la plus élevée de la violence sexiste et sont généralement le résultat d’une situation de violence continue. Rejoignez-nous dans cette audition publique sur ce fléau dans laquelle nous allons mener en synergie avec la société civile, pour construire et atteindre des actions qui visent à les éradiquer », a annoncé la Commission juridique pour l’équité des femmes au Congrès via son compte Twitter.

Les femmes du Congrès affirment que dans le pays il existe des mesures juridiques, sociales et culturelles pour prévenir et identifier les comportements violents à l’égard des femmes, mais l’un des grands défis est, en plus des ressources, qu’il existe différentes perspectives à peu près la même situation. Dans cette optique, les secteurs public et privé s’engageront dans cette conversation.

Parmi les organisations sociales et civiles qui participeront figurent la Fondation Féminicide de Colombie, la Table pour le droit des femmes à une vie sans violence, le Réseau des papillons de nouvelles ailes, le Mouvement politique civique Dignité pour la Guajira et l’Organisation de la zone centrale Indigène de Mitú (Vaupés).

De plus, le Le ministère de la Justice a également confirmé sa participation d’étudier la situation en profondeur et de désigner un budget d’État pour créer des programmes qui aident à prévenir les fémicides en Colombie.

“En l’occurrence, on s’attend à ce que les entités publiques écoutent les femmes de toutes les régions de Colombie, pour contrer le fléau qui doit avoir une approche différenciée dans chaque territoire”, a déclaré la Commission dans un communiqué de presse.

Il est à noter que, dans le cadre des actions que l’on souhaite porter auprès de ce public, le contexte actuel dû à la pandémie de covid-19 sera pris en compte de manière particulière. La Commission affirme que depuis le début de la quarantaine, elle a suivi les cas de violence domestique et il a été démontré que les femmes ne sont pas en sécurité chez elles.

Selon l’Observatoire du réseau féministe antimilitariste, 598 Colombiennes sont décédées entre janvier et novembre 2020 victimes de fémicides. Cette situation a laissé au moins 198 orphelins mineurs et au moment où le crime a été commis, 12 des femmes étaient enceintes.

L’organisation a révélé que ce chiffre indique une augmentation de 9,4% dans ce type de crime par rapport à 2019. Estefanía Rivera, coordinatrice de l’Observatoire, a déclaré queLa plupart des cas sont survenus en septembre, lorsque 86 fémicides et 25 tentatives de fémicide ont été enregistrés, c’est-à-dire que les femmes ne sont pas mortes mais sont restées dans un état de santé délicat. Selon le porte-parole, il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré en un mois depuis la création du Réseau en 2017.

Les départements dans lesquels plus de féminicides sont enregistrés sont Antioquia, Valle del Cauca, Atlántico et la capitale nationale, Bogotá. De même, l’organisation a précisé qu’elle ne dispose pas de rapports de cas à San Andrés, Providencia et Santa Catalina, mais il n’est pas certain que ce crime n’ait pas été présenté, mais que l’absence d’enregistrement peut être due au fait qu’ils étaient non reporté.

Les perspectives en 2021 ne sont pas non plus encourageantes, car au cours de ces deux premiers mois de l’année, la mort de 18 femmes dans des situations de violence a déjà été signalée.

Cette situation était prévue en avril de l’année dernière par la représentante d’ONU Femmes en Colombie, Ana Güezmes. Le porte-parole a expliqué que «les effets des épidémies accentuent les inégalités entre les sexes et le risque de violence augmente dans les espaces isolés», mais l’alerte n’a pas empêché l’issue fatale, par conséquent du Congrès, ils veulent renforcer les actions de protection des femmes qui vivent en Colombie.

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