Dans l'image, le président de la Colombie, Iván Duque.  EFE / Mauricio Dueñas Castañeda / Archives Dans l’image, le président de la Colombie, Iván Duque. . / Mauricio Dueñas Castañeda / Archives

Le président colombien, Iván Duque, a annoncé ce mercredi 13 janvier que le gouvernement présentera en mars prochain le projet de loi réglementant la réclusion à perpétuité des violeurs et des assassins d’enfants dans le pays.

Le président a assuré, en cas de détention des magistrats de la Commission nationale de discipline judiciaire, que le pays a de grands défis en la matière, pour cette raison, il a assuré que des mesures «drastiques» sont nécessaires pour faire face à la violence qui frappe les enfants.

“Aujourd’hui, nous assumons l’engagement de présenter, une fois les sessions du Congrès reprises, le règlement de cet acte législatif afin que nous puissions en discuter largement, rechercher des garanties judiciaires, mais une efficacité et une sanction exemplaire”, a déclaré Iván Duque,

Dans le même sens, le président a affirmé que les actes “Exécrable” qui ont été présentées ces derniers jours dans le pays, comme la découverte des corps sans vie de María Ángel Molina à Caldas et María Alejandra Orobio à Cauca, âgées respectivement de 4 et 11 ans, ils exigent que les institutions du pays envoient un message fort.

“Cette décision n’est pas prise de manière capricieuse mais soutenue par notre propre Constitution lorsqu’elle indique que les droits des enfants sont au-dessus des droits des autres”a déclaré le président lors de l’événement.

À son tour, il a appelé la Colombie à faire un pas “transcendantal” avec les garanties nécessaires sans se prêter à l’arbitraire ou à la partialité, mais il faut l’appliquer pour que cette “Comportement dantesque” a la sanction la plus élevée du système juridique du pays.

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“Quiconque pense usurper sa dignité, usurper son naturel, sa beauté d’enfance et veut mettre fin à son existence aura la sanction uniforme acceptée par toute une nation”, a déclaré le président.

Le président a conclu en notant que cela correspond à tous les Colombiens, mais surtout aux responsables de la branche de la justice, chargés d’imposer des sanctions exemplaires.

Les autorités de l'État du Mexique ont arrêté une femme à Tecámac pour sa participation présumée au viol de sa fille de 7 ans (Photo: Pixabay) Les autorités de l’État du Mexique ont arrêté une femme à Tecámac pour sa participation présumée au viol de sa fille de 7 ans (Photo: Pixabay)

En 2020, près de 13000 procédures ont été ouvertes pour violences sexuelles contre des mineurs

L’Institut colombien de protection de la famille, ICBF, a annoncé, mardi 12 janvier dernier, qu’en Colombie, en 2020, plus de 24000 processus administratifs visant à restaurer les droits des filles, des garçons et des adolescents ont été présentés, dont 12 724 pour violences sexuelles.

Pour la directrice générale de l’institution, Lina Arbeláez, «des situations comme celles-ci qui secouent le pays, non seulement ils violent les individualités de l’enfance et de l’adolescence, mais ils brisent aussi leurs rêves et leurs projets de vie avec laquelle toute une société est endommagée. La protection des enfants est une garantie pour le développement de notre pays ».

Pour cette raison, il a rappelé qu’ils travaillent actuellement à l’élaboration d’une stratégie de prévention contre ce type d’événements, avec laquelle ils cherchent à livrer aux familles colombiennes des outils parentaux positifs et aimants grâce au jeu et à la création d’environnements protecteurs et sains pour les mineurs.

Bien qu’elle ne soit pas entrée dans les détails, la responsable a rappelé que le plan faisait partie d’un effort conjoint avec la première dame de la Nation, María Juliana Ruiz, et la conseillère présidentielle pour les enfants et les adolescents, Carolina Salgado, avec qui nous travaillons activement pour impacter les 32 départements du pays.

De même, le directeur de l’ICBF a rappelé que tout comme il y a des plans de prévention, il y a aussi d’importants »des outils juridiques et des lois telles que l’emprisonnement à vie pour les violeurs et les meurtriers d’enfants, et l’imprescriptibilité de la peine pour quiconque ose mettre un seul doigt pour outrer la dignité physique et sexuelle des enfants colombiens ».

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Il convient de rappeler que, selon les données de la médecine légale de 2019, seulement cette année-là 8 336 examens ont été effectués sur des mineurs âgés de 6 à 11 ans pour violences sexuelles présumées. Sur ce nombre, 6 840 étaient pratiquées sur des filles et 1 496 sur des garçons; 1 184 ont été pratiqués sur des enfants de milieux ruraux et 7 121 de contextes urbains; 68 étaient des mineurs avec un certain type de handicap et 298 des communautés afro-colombiennes.

Des chiffres inquiétants si l’on tient compte du fait que, selon Arbeláez, la quasi-totalité des cas enregistrés par l’ICBF restent non résolus. En fait, une étude du Bureau du procureur général publiée par Semana Magazine, précise qu’entre janvier 2017 et août 2018, il a été constaté que 90% (65430) des crimes sexuels étaient en phase d’enquête; seulement 1,2% pour l’exécution des peines; 5,7% en procès et 2,5% en enquête. En d’autres termes, 98,2% d’entre eux sont restés impunis.

Ainsi, le directeur a également ajouté qu’au cours des 12 premiers jours de 2021, il y avait déjà cinq mineurs tués dans des actes de violence, dont Maira Alejandra Orobio Solis, une mineure de moins de 11 ans, retrouvée morte à Guapi, Cauca, avec des signes évidents d’abus sexuels et de torture. “Un fait qui devrait générer le rejet et l’indignation de tous les Colombiens et les actions des autorités compétentes pour retrouver les responsables et être traduits en justice”, a condamné l’ICBF via Twitter.

À cet égard, Arbeláez a nommé une équipe de professionnels pour apporter un soutien psychosocial aux proches de la fille, y compris ses frères et ses parents. «Encore une fois, j’appelle la société pour que nous comprenions tous que Nous ne pouvons pas continuer à répéter les cycles de violence et à générer une violation de l’intégrité physique, psychologique, émotionnelle et sexuelle des enfants et adolescents de notre pays », a-t-il dit.

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