MADRID, 16 sept. (EUROPA PRESS) –

Le parquet colombien a exigé ce mercredi que le gouvernement du pays sud-américain « mette en œuvre avec la plus grande diligence » les actions nécessaires pour garantir que l’ancien chef paramilitaire des Forces unies d’autodéfense de Colombie (AUC), Salvatore Mancuso, « réponde à la justice et les victimes du paramilitarisme « .

Ainsi, il a déclaré dans un communiqué qu’à ce jour, il n’y avait que 59 jugements contre d’anciens membres de groupes paramilitaires, ceux correspondant aux commandants de ces groupes inférieurs à 10% des cas imputables.

Le parquet a donc souligné que la comparution de Mancuso et Rodrigo Tovar Pupo, alias «Jorge 40», «est nécessaire dans le cadre du processus de réparation de l’Etat pour les victimes individuelles et collectives du paramilitarisme».

En ce sens, il a indiqué que Tovar Pupo, exclu de la loi Justice et Paix, « doit répondre devant le système judiciaire ordinaire des violations graves du droit humanitaire, en tenant compte de sa réticence à collaborer à la clarification de la vérité ».

Enfin, il a fait valoir que «la contribution de Mancuso et de ‘Jorge 40’ contribuera à résoudre les questions que les victimes de cette organisation illégale se posent depuis des décennies».

Mancuso, dont l’extradition des États-Unis a été reportée en raison de la crise des coronavirus, a deux procédures judiciaires ouvertes en Colombie pour sa responsabilité dans plus de 600 homicides, le déplacement forcé de près d’un millier de personnes et plus de trente disparitions forcées.

Après que le gouvernement colombien a commis plusieurs erreurs formelles dans le traitement de l’extradition, les autorités épuisent les voies diplomatiques avant que son transfert vers l’Italie ne soit exécuté.